‹ Philibert de l'OrmeChapitre 65 sur 93 · ANET. — ENTRÉE DU GRAND LOGIS · texte numérisé non relu

ANET. — ENTRÉE DU GRAND LOGIS

Paris, École des Beaux-Arts,

sur son rôle au château de Saint-Léger-en-Yvelines dont Henri II lui avait confié la réédification par lettres spéciales, en avril 1548*. Malheureusement, du vieux château que Philibert fit si bien « racoustrer », non plus que de la grande galerie neuve, des deux pavillons et de la chapelle qu’il fit construire à neuf par le maître maçon Jean Potier, il ne nous est pas resté la moindre trace1 2.

Rendons du moins grâce aux documents qui nous permettent d’ajouter cette construction à l’œuvre de Philibert de l’Orme, et de grossir d’autant les résultats d’une surintendance qui, par la multiplicité des chantiers, sinon par leur importance, fut loin d’être une sinécure. Encore sommesnous resté au-dessous de la vérité en négligeant volontairement les travaux de réparation et d’entretien qui nécessitaient des soins de tous les instants.

Ils étaient loin d’être en bon état, les bâtiments du roi! Quand on disait, selon du Cerceau, à François Ier : « Sire, tel bastiment est bien entretenu, il ne se démolist point », il respondoit : « Ce n’est pas des miens. » Au contraire, si on venoit à lui dire : « Un tel bastiment est en une belle place, mais il s’en va ruinant, » il répliquoit incontinent : « Ce sont des miens. » Gageons que la négligence

Page 1