Architecture, fol. 1 68 , 242 v
2. La reine mère n’attendit pas jusque-là pour inviter à souper aux Tuileries « touttes les dames de la vile ». Lettre du 15 juin 1566. Doc. inéd.y Lettres de Catherine de Médicis, t. Il, p. 3 66*.
156 LES MAITRES DE L’ART
Louis XIV avaient si bien dénaturé l’édifice qu’il fallait déjà recourir aux estampes du dixseptième siècle pour imaginer ce qu’il avait pu être à sa naissance. Aujourd’hui, il ne nous en reste plus que le souvenir, et les pages savantes de Viollet-le-Duc et de Berty. Rien ne remplace malheureusement pour nous la description détaillée que de l’Orme devait nous en donner dans le Second Tome , qui ne parut jamais, de son A rchitectnre 1 .
De chaque côté d’un pavillon central s’étendaient deux ailes de bâtiment semblables, flanquées d’une galerie ou promenoir en façade sur le jardin. Chaque galerie, couverte d’une terrasse, prenait jour par treize arcades en plein cintre, fermées par un haut stylobate formant clôture. Quatre de ces ouvertures, munies de marches, servaient de portes et communiquaient avec le jardin. Ces entrées, légèrement en ressaut, étaient décorées de colonnes, tandis que de simples pilastres ioniques à bossage séparaient les autres arcades. Des pilastres ioniques marquaient aussi les travées du corps de bâtiment toutes munies d’une fenêtre rectangulaire, vraie ou feinte (pl. XII et XXII).
Le corps de bâtiment n’avait qu’un seul étage, de même hauteur que la galerie, mais il était sur-