‹ Philibert de l'OrmeChapitre 81 sur 93 · FIG. 6. PLAN DU PALAIS DES TUILERIES · texte numérisé non relu

FIG. 6. PLAN DU PALAIS DES TUILERIES

LES MAITRES DE L’ART

monté d’un toit élevé, en arrière de la terrasse, à la naissance duquel était disposé une sorte d’attique, interrompu par des lucarnes. Du côté de la cour, les deux lucarnes les plus rapprochées du pavillon central étaient réunies sous un même fronton. Des figures couchées, sculptées, selon Sauvai, par Ponce Jacquio, les décoraient : « Cette ordonnance supérieure, écrit Viollet-le-Duc, se détachant sur le ton sombre de la couverture, formait un couronnement de la plus grande richesse. C’était bien là une architecture de palais, puissante et noble par les masses, précieuse par ses détails \ »

Il semble bien que de l’Orme n’eut pas à s’occuper des pavillons d’angle, et qu’il faut reconnaître la main de Bullant dans les deux avantcorps, à double étage de colonnes, qui rejettent au second plan l’attique élégant de l’abbé de Saint- Serge. Mais le pavillon central, tout au moins, fut à l’abri de toute intervention étrangère (pl. X).

Philibert l’avait élevé de deux étages (un ordre ionique à colonnes surmonté d’un ordre corinthien à pilastres), plus un attique supportant un dôme elliptique couronné d’une lanterne. Deux édicules, aussi coiffés d’un dôme, rachetaient sur le jardin la différence entre le plan curviligne de l’at-

i. Viollet-le-Duc, Entretiens sur V architecture, I, 363. Palustre, Renaissance, II, 169.

r Planche XXII.

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