‹ Philibert de l'OrmeChapitre 90 sur 93 · Palustre, la Renaissance, p · texte numérisé non relu

Palustre, la Renaissance, p

LES MAITRES DE L’ART

milieu du torrent d’antiquité classique qui menaçait de submerger son temps, et c’est pourquoi les siècles et les hommes ont pu s’acharner à détruire ses œuvres de pierre : ses œuvres écrites ont survécu sans perdre ni de leur intérêt, ni de leur valeur éducatrice.

De son vivant, sous Henri II, sa personnalité débordante avait risqué d’établir en France la dictature des architectes. Catherine de Médicis, habile, avait fait rentrer la truelle et l’équerre dans leurs justes limites. Après la mort de Philibert de l’Orme, sa réputation ne fit que grandir. Pendant tout le cours du dix-septième siècle, il reste le plus lu et le seul bien compris des théoriciens. L’Académie d’architecture, créée par Louis XIV et Colbert en 1671, en fait le sujet de ses lectures hebdomadaires et le commente avec autant de soin que Vitruve, Palladio, Scamozzi et Serlio1. De nos jours, encore, c’est dans le Premier Tome de lJ Architecture , dans les

I. H. Lemonnier, Les proces-verbaux de V Académie d’architecture, procès-verbal de juillet 1676. Bulletin de la Société de VArt français , 1908, p. 132.

M. Lemonnier nous communique très aimablement un autre passage des procès-verbaux (4 déc. 1673) où l’Académie, étudiant le chap. vin, liv. III de Palladio relatif aux ponts, remarque que ses méthodes de construction « s’approchent à la manière de bien bastir de Philibert de l’Orme, dans lequel apparamment Palladio a pris ses idées ». L’ouvrage de Palladio étant de 1570 et celui de Ph. de l’Orme de 1561, c’est une preuve de la rapide divulgation de ses méthodes.

Nouvelles inventions , que nous allons chercher l’âme de cette architecture étonnante de la Renaissance, née à l’ombre de l’antiquité romaine, mais restée si française de goût et d’inspiration.

Yvv> r?\> rw ’rtv» YvX> rtN? r^v? rî\>

Jjfl sjfl spl Jjft jft sgi spl jp, jfl rjfl rjfc sfl sçl spl i^t Jfl ip

Page 1