Dimier, loc. ctt., p
Phot. A. Giraudon. Planche XXIV.
pour les traditions françaises, à jouer le rôle principal dans les constructions : « Avec eux, dit Léon Palustre, on a la prétention de suffire à tout, et si les surfaces libres réclament des ornements, c’est de moins en moins que la sculpture est mise à contribution. La grâce, la souplesse, la verve, la finesse, la légèreté qui rendent si attachantes, malgré leurs fréquentes imperfections, les productions de notre moyen âge et du premier demi-siècle de la Renaissance, sont considérées comme des qualités dont on peut se passer ou comme des défauts à éviter. Sous Henri II, certaines fenêtres ne produisent guère l’effet que de trous réguliers percés dans un mur lisse1. »
Mais c’est une ombre à peine au tableau. Même sous les conceptions un peu lourdes de la Renaissance classique, le génie français ne perd pas ses droits. Même en faisant siennes les grandes façades aux bandeaux ininterrompus, aux fenêtres rigoureusement espacées et ouvertes invariablement les unes au-dessous des autres, l’architecte de la seconde moitié du seizième siècle reste fidèle aux tourelles gracieuses, aux encorbellements hardis, aux tuyaux de cheminée luttant d’élévation avec les toits.
Tous ces bons souvenirs de la tradition nationale, de l’Orme les a conservés dans ses livres au