SCÈNE
Tl donne un tour de clé à la porte , et retire la clé qu'il pOH' sur la table.
Je n'ai pas envie de l'embrasser ; cela aurait fini par là. Avec ce gaillard-là , il n'y a pas moyen de laisonner. Heureu.sement le voilà sous cle' , et on peut maintenant prendre un parti. Dieu! que les parons sont malheureux d'avoir des enfans mauvais sujets, surtout quand ils ont du cœur... Ce pauvre Victor! aller se compromettre pour moi, se fâcher ^ jiarce qu'on me traite de... enfin une chose qui est ge'ne'ralement reconnue, et sur laquelle on ne s'est jamais a>isc de disputer... Je crois que le meilleur parti à prendre est d'attendre son adversaire ; voyant qu'on ne va pas le trouver, il viendra, et on saura à quoi s'en tenir. Mais ce que je ne lui pardonne pas, c'est de se permettre de jouer quand on n'y entend rien; car enfin... {Apercevant la gueue de billard que f ictor a laissée dans uîi coin. ) Hein? qu'est-ce que je vois Ta?., c'est à lui... il Y a. onhXiée. {Il prend la queue et l'exanùne at-ec attention. ) Parbleu! je crois bien qu'il doit perdre; elle n'est seulement pas droite... et c'est avec cela qu'il se hasarde... ô jeunesse imprudente! ( Regardant le bout. ) Et comme c'est taille... pas même les premières notions... je crois que j'ai encore là une lime... fl prend dans le tiivir de la petite table une lime , et se met à façonner la queue.
SCKNE 12,