SCÈNE
MARGUERITE, seule.
Ah! mon Dieu , mon Dieu !... not' maître... là... quelle tête ! Le voilà juste comme dans son hon tems, ou plutôt dans son mauvais... c'est toujours ce que j'ai craint avec lui , des retours de jeunesse.
VICTOR , frappant à la porte en dehors. Ouvrez.,, ouvrez-moi... ouvrez-moi !
MARGUERITE , allant oui'rir.
On y va. . on y va... qui donc vous a enferme' ?.. mon pauvre Victor, parlez-moi de celui-là , au moins , c'est le plus sage de la maison.
VICTOR
Dis-moi , ma bonne , où est mon oncle?
MARGUERITE
OÙ il estf Dieu le sait... mais à coup sûr je ne vous le dirai pas.
VICTOB.
A moi.
Non , monsieur.
Je t'en conjure.
Impossible.
MARGUERITE
VICTOR
MARGUERITE
VICTOR
Comment , tu refuses de parler ?
MARGUERITE
Jamais, monsieur... et je vous r(^pe'terai toujours, que cela doit vous servir de leçon , que vous devez profiter des bons principes que je vous ai donnés , continuer comme vous avez fait jusqu'à pre'sent a être sage, range', raisonnable...
VICTOR
Eh ! au diable les sermons... parle-moi de mon oncle, dismoi seulement s'il est ici. Tu ne sais donc pas , ma bonne Marguerite... Je peux te confier cela... c'en est fait de moi , si je ne puis sortir ; car j'ai ce malin même , une partie d'hon-" neur , et un rendez-vous.
MARGUERITE
Ah ! mon Dieu !... et lui aussi.
VICTOR
Air : Rendez-moi mon écuelle de bois.
Oui , tour-à-tour braves et galans , Suivant de beaux modules , Nous savons punir les iusolens Et courtiser les belles.
Que l'on nous donne un rendez-vous Pour céder ou pour se défendre , Ce n'est pas à mon âge , entre nous , Que l'on se fait attendre.
MARGUERITE
Ce que c'est que le mauvais exemple , et monsieur qui n'est pas la pour sermoncr d'importance , ce petit re'prouve'.
viCTon Comment, mon oncle est absent... c'est tout ce que jt* te demandais , et Je vais.
(// va pour sortir. )