PHILIBERTE, RAYMOND
RATMOND, à pitfi.
Du courage! Suivons les conseils de Julie.
— Comme elle est enfoncée en sa mélancolie !
— Allons ! (Haut.) Mademoiselle!...
PHILIBERTE, bnuqiMintni, Mat rolr BAjaMÀ.
Hé bien? Que me veut-on?
RATMONO.
Rien. Je ne croyais pas vous déranger. Pardon.
Si je vous ai parlé d'une voix un peu brève.
C'est que vous me tiriez en sursaut de mon rêve ; Excusez-moi : j'avais encor l'esprit bien loin.
RAYMOND
Pourquoi vous excuser? Il n'en est pas besoin.
U PHILIBËRTE.
Puisque j'ai mal choisi l'instant , je me retire. Adieu.
PUILIBSaTfi.
Ycus avez donc quelque chose à me dire?
BATHOND.
Non! Eh bien, si! — Depuis longtemps je me promet» De vous ouvrir mon coeur, et je n'ose jamais. Mais il faut m'enhardir une fois : — Je vous aime.
PIIILIBERTE, très^mue.
Vous m'aimez?
RAYMOND
J'ai beaucoup lulté contre moi-même; J'ai médité de fuir, de cesser de vous voir, Pour tâcher d'oublier un amour sans espoir ; Mais en vain : malgré moi, la passion pi as forte, Hélas! me ramenait toujours à votre porte.
Il fallait qu'un aveu, pour sauver ma raison, M'ouvrît ou me fermât à jamais la maison ; Mais pareil au mourant qui tient sa maladie Préférable aux hasards d'une cure hardie, J'hésitais, j'ajournais, je me disais : plus lard, Me fiant lâchement é^ mon sort au hasard.
Mais un conseil ami m'a rendu le courage.
PHILIBËRTE, Tirement.
Un conseil?
RAYMOND, àvtvt.
Quel penser assombrit son visago?
PHILIBËRTE, à part.
Le conseil du vieux duc ! Je l'oubliais. Hélas^ J'allais presque espérer l