‹ Philiberte: comédie en trois actes et en versChapitre 26 sur 78 · PHILIBERTE, RAYMOND · texte numérisé non relu

PHILIBERTE, RAYMOND

RATMOND, à pitfi.

Du courage! Suivons les conseils de Julie.

— Comme elle est enfoncée en sa mélancolie !

— Allons ! (Haut.) Mademoiselle!...

PHILIBERTE, bnuqiMintni, Mat rolr BAjaMÀ.

Hé bien? Que me veut-on?

RATMONO.

Rien. Je ne croyais pas vous déranger. Pardon.

Si je vous ai parlé d'une voix un peu brève.

C'est que vous me tiriez en sursaut de mon rêve ; Excusez-moi : j'avais encor l'esprit bien loin.

RAYMOND

Pourquoi vous excuser? Il n'en est pas besoin.

U PHILIBËRTE.

Puisque j'ai mal choisi l'instant , je me retire. Adieu.

PUILIBSaTfi.

Ycus avez donc quelque chose à me dire?

BATHOND.

Non! Eh bien, si! — Depuis longtemps je me promet» De vous ouvrir mon coeur, et je n'ose jamais. Mais il faut m'enhardir une fois : — Je vous aime.

PIIILIBERTE, très^mue.

Vous m'aimez?

RAYMOND

J'ai beaucoup lulté contre moi-même; J'ai médité de fuir, de cesser de vous voir, Pour tâcher d'oublier un amour sans espoir ; Mais en vain : malgré moi, la passion pi as forte, Hélas! me ramenait toujours à votre porte.

Il fallait qu'un aveu, pour sauver ma raison, M'ouvrît ou me fermât à jamais la maison ; Mais pareil au mourant qui tient sa maladie Préférable aux hasards d'une cure hardie, J'hésitais, j'ajournais, je me disais : plus lard, Me fiant lâchement é^ mon sort au hasard.

Mais un conseil ami m'a rendu le courage.

PHILIBËRTE, Tirement.

Un conseil?

RAYMOND, àvtvt.

Quel penser assombrit son visago?

PHILIBËRTE, à part.

Le conseil du vieux duc ! Je l'oubliais. Hélas^ J'allais presque espérer l

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