‹ Philiberte: comédie en trois actes et en versChapitre 45 sur 78 · ACTE IL K · texte numérisé non relu

ACTE IL K

PHILIBIRTB.

Alors je n*étais pas pudique? Je proteste.

JULIX.

Hé bien , non! jusqu^ici tu n*étais que modeste. La preuve sans réplique est que sur le momeot L'insulte ne t*a fait qu*un doux étonnement.

PHILIBERTI.

Les pauvres prisonniers que Ton met hors des gedlea Font-ils attention si c'est par les épaules?

La fierté ne leur vient qu'après la liberté.

JCLIB.

Tout juste; ta pudeur fait comme leur fierté.

PHILIBXBTI.

Tu parles doctement de tout cela , Julie.

JULIE

Oh! voilà si longtemps que je me sais jolie 1 Tu me rattraperas bientôt.

PBILIBEBTE.

Je ne sais pas.

Vais je n'ai déjà plus mon stupide embarras; D'audace et de galté je me sens animée.

Que c'est fortifiant de se savoir aimée 1 ~ Cher Raymond ! — Quel pardon je vais lui demander!

JULIE

Demande 1 Quelle erreur! C'est beaucoup d'accorder.

PBILIBEBTE.

Puisque j'ai tort 1

D'abord , ma chère , je proclame

ە PiilLIBERTE.

Que l'homme n*a jamais raison contre la femme. HélasI il n*a que trop d'avantages sur nous, M^me quand nous savons le tenir à genoux :

A nos pieds prosterné , s'il est déjà le maître, Juge, une fois debout quel tyran ce doit être! Tu fléchiras toiiyours après avoir fléchi.

POILIBERTE.

Mais quel dpcteur tu fais!

iOLIB.

J'ai beauGOfip réflécM.

PHILIBIETE.

Aussi moi. Sealement, ma sœnr, j'ai p<mr système Qu'abaisser son mari, c'est s'abmsser soi-même.

JULIE

Soit! Je ferai payer à monsieur d'OIlivon L'aSront que ta vas Mre à notre pavillon.

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