ACTE II. E
JOLIB.
Vite...
tBILIBSRTB.
Ohl tan'espaiMbovl!
C'est une histoire!... Enfin, il m*aime, voilà toutl
JULIB.
Pourquoi Tas^u traité si mal?
VBUilBERTB.
TlliM?
Il m'a glissé tout bas deux moÊs de m (Mrovte.
PHILIBBRTB.
C'est donc toi qur Tarais enoooragéT
fVtIB.
P»di!
Crois-tu que de lui-même il se fût enhardi?
PHILIBBRTE.
Pauvre jeune homme 1 Et moi, qui croyais au contraire..» J*étais malade enfin , j*étaîs visiaiinaire.
Et te voilà guérie?
FH»LfBBBTB.
Ohî radreatemeiie.
' IULIB.
Et par qui?
PHILIBEHTB.
Par monsieur de Talmay.
IULIB.
Bah! comment f
PHILIBBRTB.
PSgore-toi qu'il m'aime... il m'aime... c'est-à-dire Qu'il m'offrait...
Tu rougis?
PHILIBBRTB.
Oui, sans doute, et j'admire Gomment j'ai pu tantôt sans colère écouter Ce que sans en rougir je ne puis répéter.
Il est bien insolent cet homme, quand j'y pense l Et que ne doit-il pas croire de mon silence?
JULIB.
En épousant Raymond prouve-lui ta vertu.
PHILIBEBTB.
Oh! je n'attendrai pas jusque là I Croirais-tu Qu'il osa...
lULlB.
J'ai compris. — Tu semblés étonnée?
PHILIBBRTB.
le n'avsds pas compris d'abord, moi, ton ainée.
JULIE
C'est tout simple : croyant faire peur à l'amour
Tu n'étais qu'une enfant, ma sœur, jusqu'à ce jour;
Tu viens, en un instant, de faire un pas immense,
Car c'est à la pudeur que la femme commence.
Et la pudeur au fond n'est que le sentiment
Qu'un homme peut nous voir avec des yeux d'amant.