‹ Philiberte: comédie en trois actes et en versChapitre 7 sur 78 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

LA MAEQUISB.

Sans doute, Et tous nos invités doivent se mettre en route. Vous n'aurez pas le temps si vous ne tous pressez.

JULIE

Bah! nous avons une heure à nous, c'est bien assez; Nos caméristes sont de véritables fées.

PHILIBBRTB.

Puis, le plus fort est fait, cai nous sommes coiffées.

LA MARQUISE

Vous Têtes donc bien mal, Philiberte; je veux

Que vous mettiez un brin de fleur dans vos cheveux;

N'ayez pas Tair en deuil aux noces de Julie.

Moi, ma mère!

LA MARQUISE

Hé! mon Dieul vous n'êtes pas jolie | Ma chère, et vous avez raison à tous égards D'éviter ce qui peut attirer les regards :

Mais lorsque le bonheur de votre sœur s^apprète, Il faut vous résigner à prendre un air de fête.

Oui , ma mère.

Ce ton de victime! Bientôt On ne lui pourra plus adresser un seul mot.

C'est cruel, en effet! On veut qu'elle s'ajuste.

JULIE

En vérité I maman, vous êtes bien injuste.

10 PHILIBRUTB.

À-t-elle mérité cette dure kçon?

Qu'a-t-elle répmki?

LA KARQUISB.

Le ton fait la chanson, lion enfant. — Vous voy^ son bon cœur, Philiberte.

Oui , je sais que ma sœor m'aime beaucoup.

LA KAmOUISB.

Oh! certe!

Plus que vous ne TaimeE.

FUUlMvto tend U oMin à JaUo q«i U 1a1 Mm.

PHILIBB RTB montrant k m aàrt une laxma «or sa main.

Vous la faites pleurer.

LA MARQUISE

Ah! fi! cela n*est bon qu*à vous défigurer.

Je ne gronde plus, là! — Peut-on être meilleure?

C'est TOUS que je gourmande et c'est elle qui pleure.

PIIILIBBRTB.

Moi, je ne pleure pkis.

LA MARQUISE

Qu'entendez-vous par là?

PIIILIBBRTB.

Rien.

Mais..

LA MARQUISE

JULIE

Au nom du ciel , ma mère y laîssez-la.

LA MARQUISE

Allons, c'est bien.

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