ACTE I
LA MAEQUISB.
Sans doute, Et tous nos invités doivent se mettre en route. Vous n'aurez pas le temps si vous ne tous pressez.
JULIE
Bah! nous avons une heure à nous, c'est bien assez; Nos caméristes sont de véritables fées.
PHILIBBRTB.
Puis, le plus fort est fait, cai nous sommes coiffées.
LA MARQUISE
Vous Têtes donc bien mal, Philiberte; je veux
Que vous mettiez un brin de fleur dans vos cheveux;
N'ayez pas Tair en deuil aux noces de Julie.
Moi, ma mère!
LA MARQUISE
Hé! mon Dieul vous n'êtes pas jolie | Ma chère, et vous avez raison à tous égards D'éviter ce qui peut attirer les regards :
Mais lorsque le bonheur de votre sœur s^apprète, Il faut vous résigner à prendre un air de fête.
Oui , ma mère.
Ce ton de victime! Bientôt On ne lui pourra plus adresser un seul mot.
C'est cruel, en effet! On veut qu'elle s'ajuste.
JULIE
En vérité I maman, vous êtes bien injuste.
10 PHILIBRUTB.
À-t-elle mérité cette dure kçon?
Qu'a-t-elle répmki?
LA KARQUISB.
Le ton fait la chanson, lion enfant. — Vous voy^ son bon cœur, Philiberte.
Oui , je sais que ma sœor m'aime beaucoup.
LA KAmOUISB.
Oh! certe!
Plus que vous ne TaimeE.
FUUlMvto tend U oMin à JaUo q«i U 1a1 Mm.
PHILIBB RTB montrant k m aàrt une laxma «or sa main.
Vous la faites pleurer.
LA MARQUISE
Ah! fi! cela n*est bon qu*à vous défigurer.
Je ne gronde plus, là! — Peut-on être meilleure?
C'est TOUS que je gourmande et c'est elle qui pleure.
PIIILIBBRTB.
Moi, je ne pleure pkis.
LA MARQUISE
Qu'entendez-vous par là?
PIIILIBBRTB.
Rien.
Mais..
LA MARQUISE
JULIE
Au nom du ciel , ma mère y laîssez-la.
LA MARQUISE
Allons, c'est bien.