‹ Philiberte: comédie en trois actes et en versChapitre 77 sur 78 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Qui vous a soutenu dans ce suprême effort.

RAYMOND

Vous voulez en savoir alors plus que moi-même?

PBILIBBRTB.

Si vous ne m*aimez pas , Raymond , moi je vous aime ;

Depuis que je connais mon cœur, il est à vous,

Et n'a pas souhaité d'avoir un autre époux.

Je n'ai jamais été bien heureuse en ce monde :

A l'âge où tant d'espoir chez les autres abonde ,

Je ne me croyais pas d'autre rêve permis

Que la compassion de quelques vrais amis,

Et je me dévouais à vous dans ma pensée

Sans même désirer d'être récompensée.

Vous voyez bien , Raymond , qu'il faut être moins fier

Contre une pauvre fille à qui tout fut amer,

Et ne pas lui fermer, par la rancune impie ,

La seule porte ouverte au bonheur de sa vio.

Si je vous ai blessé , j'ai moins d'orgueil que vous !

Faut-il vous demander mon pardon à genoux?

TALMAT, àRAjmoxv).

\^ous ne vous rendez pas, morbleu 1 quand moi je pleure , Moi qui fais tous les frais pourtant...

LE DUC , à pari.

A la bonne heure.

RAYMOND

Je reviens de l'enfer! Oh! parle, parle encori A mes yeux éblouis étale mon trésor I La seule pauvreté qui maintenant m'accable , C'est celle de mon cœurf créatuie adorable!

n tombe à SC8 piads.

LB DUC, bMàUauvfnlM.

Ainsi, vous consentez?...

Après un tel éclat...

n le faut bien.

LE DUC, àvnt.

Allons! je sois échec et matl

Non 1 il me reste «loor pour rentrer à YersûUe

Une route... une omièrel... — Enfin, vaille que vaillel

JULIE

Ohl que je suis contente!

A d'olttmi.

Et VOUS, mon cher ami?

d'ollivon.

Très-content.

JULIE

Vous semblez ne l'être qu*à demi ; Tout n'est-il pas au mieux?

D*0LLIV0N.

Oui. — Sinon qu'en sa joie Comme un provincial qu'il est, il la tutoie.

PHILIBERTB.

ma mère! ô ma sœur !

TALHAT.

Mon oncle?

LB DUC

Mon neveu?

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