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SCÈNE V

Les Mêmes, le CHEVALIER DE TALMAY, PUIS RAYMOiND.

UN LAQUAIS, annonçant.

Monsieur le chevalier de Talmay.

LE DUC, le présentant.

Mon neveu.

TALMAY.

Très-honoré, madame...

LA MARQUISE

Et moi, monsieur, ravie.

TALMAY.

Un honneur dont j'avais depuis longtemps envie...

LA MARQUISE

Pas plus que moi.

LE LAQUAIS, annonçant.

Monsieur Raymond de Taulignan.

LA MARQUISE

Bonjour , mon cher Raymond .

Ravmonil lui baise la main.

LE DUC

C'est le portrait vivant De son père.

RAYMOND

Monsieur l'a connu ?

LE DUC

L'aimable homme !

Par malheur, il était plus galant qu'économe. Nous étions grands amis, mon cher monsieur Raymond , Et souvent il a dû vous prononcer mon nom.

RAYMOND

Probablement, monsieur : mais ce nom que j'ignore.,.?

LE DUC

J'en ai changé depuis , et d'autre chose encore !

Je m'appelais alors chevalier de Talmay...

J'avais un joli nom, comme Tannée en mai :

Je m'appelle aujourd'hui Chamaraule — ou Décembre ,

C'est tout un; je suis duc et je garde la chambre.

Touchez là , cependant. Vous m'avez réjoui

En me remémorant le temps évanoui.

RAYMOND

J'en suis charmé, monsieur.

Çà , que je vous présente Un jeune compagnon d'humeur divertissante, Mon neveu, le talmay du jour, mon héritier, Qui fait auprès de moi joliment son métier.

Les deux jeunes ^ens se saluent.

Touchez-vous dans la main ; que do cérémonies ,

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