‹ PhiliberteChapitre 28 sur 71 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

Un peu plus qu'elle-même au fond ne le voudrait.

RAYMOND

Quoi!...

TALMAY.

De se marier elle n'a nulle envie , Dit-elle , et veut rester fille toute sa vie. Donc elle veut avoir des amants. Ce n'est pas La première aujourd'hui qui serait dans ce cas. Le siècle est hypocrite, et jamais ne se fâche De ces péchés mignons pour peu qu'on les lui cache.

RAYMOND

Et moi, je vous défends de suivre vos desseins.

TALMAY.

Vous me le défendez? Après ces mots malsains, Croyez qu'à la première occasion offerte , Je prétends déclarer ma flamme à Philiberte.

RAYMOND

C"est ce que nous verrons, monsieur.

TALMAY.

Vous le verrez.

— Chut! on vient.

SGÈiNE H.

Les Mêmes, D'OLLIYON.

d'ollivon.

Est-ce ainsi que vous vous retirez Du commerce du monde ?

42 PlllLIBERTE.

TALMAY.

Oh ! je suis très-sauvage Après boire : il me faut le silence et l'ombrage.

d'0LLI\'0N, montrant le salon.

Voilà les frais vallons que vous avez choisis?

TALMAY.

Oui , parce qu'il y croît des fauteuils cramoisis.

d'ollivon.

Votre assistance ailleurs est cependant requise ; Il manque un quatrième au jeu de la marquise.

TALMAY.

Voilà monsieur Raymond qui va se dévouer

RAYMOND

Pourquoi pas vous, monsieur?

TALMAY.

Faut-il vous l'avouer ?

Ma spécialité, hormis un cas extrême, Aux jeux qu'on joue à quatre est de faire un cinquième.

d'ollivon.

Alors résignez-vous, monsieur Raymond. C'était Justement vous sur qui la marquise comptait.

RAYMOND

Je vous suis.

d'ollivon.

Vous restez, chevalier ?

TALMAY.

Oui , je reste.

11 est très-important d'achever ma sieste.

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