‹ PhiliberteChapitre 38 sur 71 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Pour la garder tous deux, parrain, marions-nous.

LE DUC

Ensemble?

Qui voudrait de moi , si ce n'est vous? De vous , si ce n'est moi ?

LE DUC

Va pour le mariage.

Ma mère y donnera volontiers son suffrage ; Quant à vous, je vous crois orphelin.

LE DUC

Et sans fds.

TALMAY.

Ingrat !

LE DUC

Je toubliais, ma foi !

TALMAY.

Je vous suffis.

LE DUC

Pour être oncle.

TALMAY.

Auriez-vous le dessein d'être père?

LE DUC

De ma femme, monsieur — assez longtemps, j'espère.

56 l'HILlBERTE.

PlIILIBERTE.

Vous êtes tout porté , car de père à parrain , C'est le cas de le dire , il n'y a que la main. Mon beau-frère sera mon témoin, et le vôtre Sera votre neveu.

TALMAY.

Non ! cherchez-en un autre.

Si vous vous mariez sans mon consentement, Pour vous déshériter je fais un testament.

Prenez garde , cher duc , que si monsieur s'exalte Il n'adopte un autre oncle !

TALMAY.

Un chevalier de Malte!

Ces oncles-là du moins font vœu de célibat.

J'en connais un vacant.

TALMAY.

Portez-moi candidat.

Philiberte est prise d'nn rire nerveux.

TALMAY à part.

Est-ce drôle à ce point ce que je viens de dire ?

LA MARQUISE

C'est de bien mauvais goût , ma chère , ce fou rire.

PHILIBERTE, riant de plus fort en plus fort.

Je ne puis...

JULIE, à la marquise.

Elle a mal aux nerfs.

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