ACTE m
Par conséquent , s'il dit qu'il m'aime , je le croi
Et moi je vous réponds que par ce mariage Il veut tout simplement sauver mon héritage ; Il a sans doute eu vent , car le drôle a bon nez , De mes projets sur vous ou les a devinés.
PHILIBERTE, à Talmay.
En demandant ma main, aviez-vous dans l'idée Que votre oncle l'avait avant vous demandée?
TALMAY.
Lui?
LE DUC
Faites l'étonné !
TALMAY.
C'était donc sérieux Ce qu'il disait tantôt d'un air facétieux?
Sans doute.
Talmay éclate de i-ire.
LE DUC
Qu'avez-vous à rire de la sorte ?
TALMAY.
Ce que j'ai 1 pour le coup l'escapade est trop forte!
LE DUC
Monsieur, vous me manquez de respect.
Céladon !
Volcan ! Vésuve ! Etna !
LE DUC
Finirez-vous ?
80 rillLlBKKTE.
TALMAY.
Brandon !
Sali)ètrc 1 pot-à-leu !
LE DUC
Taisez-Yous tout de suite.
TALMAY.
Torche !
LE DUC
Ajoutez un mot, et je vous déshérite !
TALMAY.
Il me mahnène encore à titre d'héritier
Au moment où j'apprends qu'il veut se marier !
Vaine menace! après la première rencontre,
Les passants détroussés n'ont plus peur pour leur montre.
LE DUC
Vous me devez au moins du respect.
Palsambleu!
Cher oncle, ce n'est pas une dette de jeu ! Qu'elle attende son tour ! qu'elle prenne la file ! Puis pour tant de respect, vous êtes trop nubile.
LE DUC
Suis-je obligé pour vous à demeurer garçon ?
TALMAY.
Mariez-vous, si c'est votre démangeaison ! Seulement, méditant un hymen qui m'évince, Il ne me fallait pas appeler en province. Mais morbleu ! rira bien qui rira le dernier. Vous êtes très-majeur et propre à marier, ]\îais ce ne sera pas avec mademoiselle