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MOYEN AGE ET TEMPS MODERNES

Après Galien, commence l'ère des compilateurs, et la médecine reste stationnaire pendant de longs siècles. Il serait injuste cependant de ne pas dire un mot d'Alexandre de Tralles, dont l'ouvrage se distingue par des qualités particulières. Il vivait sous Justinien, et a résumé les préceptes contenus dans les ouvrages de Gelse, Arétée et Gaelius, avec un bon sens et un esprit pratique d'autant plus remarquables qu'il a subi les influences superstitieuses de son temps. « Il faut, dès le commencement, dit-il, en parlant de la folie, essayer de détruire la maladie, car, lorsqu'elle est invétérée et devenue comme une habitude de l'organisme, elle est à peu près incurable.... L'usage des bains tempérés leur est plus utile que toute

autre chose. Tout le corps sera affusé avec de l'eau chaude, tandis que la tête le sera de préférence avec de l'eau Iroide. On fera sur le corps des onctions avec un mélange d'eau et d'huile, et sur la tête avec de l'onguent rosat, après l'avoir préalablement nettoyée avec des jaunes d'œufs. Il convient que l'air ambiant et l'eau du bain soien t d'une douce température, que les malades y séjournent longtemps... Si la maladie est ancienne et que la fausse idée soit devenue une habitude, ni la raison, ni aucun autre artifice ne pourront rien faire obtenir d'avantageux, pas même soulager le malade; il est alors nécessaire d'employer simultanément le traitement physique et le traitement moral. On examinera si Ton doit commencer par une émission sanguine, ou par une purgation, ou si l'on doit avoir recours à ces deux moyens en même temps ; dans ce dernier cas, on pratique d'abord la saignée; après celle-ci, on rétablira les forces du malade, par une bonne nourriture, en quantité modérée, et par des bains d'eau douce; après que les forces seront rétablies, on évacuera les humeurs nuisibles... Mais si, après cette purgation, les symptômes de folie persistent encore, après neuf ou tout au plus dix jours, il faut en venir à des purgatifs plus énergiques, principalement à l'hiéra de |Galien qui remplit une double indication, en évacuant les diverses luimeurs et en faisant chasser le chagrin et le trouble de l'esprit. Après cette purgation, il faut étudier de nouveau l'esprit du malade; s'il paraît se trouver mieux, il faut alors donner avec confiance la même purgation; en insistant sur ce moyen, nous achevons convenablement la guérison. Si, après l'usage de l'hiéra, les conceptions délirantes de la mélancolie persistent, il faut se hâter, et

sans nul retard employer le bol d'Arménie... Dès que vous aurez nourri votre malade, vous lui prescrirez le sommeil et le repos... »

Paul d'Égine, un des derniers médecins grecs, vivait dans le septième siècle ; il recommande d'appliquer chez les maniaques des sangsues à la tête, et de faire des affusions d'eau vinaigrée sur cette même région. Il conseille de les maintenir avec ménagement, et d'employer la douceur envers eux.

A partir du septième siècle, on cherche vainement dans les ouvrages que nous a laissés le moyen âge, quelque chose de satisfaisant sur le traitement de la folie. Nous rappellerons pourtant le nom de Gariopontus qui vivait dans le onzième siècle. L'École cosmopolite de Salerne fut particulièrement initiée aux doctrines peu originales des Arabes, par Constantin, dit l'Africain, lequel appartint quelque temps à cette corporation médicale, avant de se retirer au couvent du Mont-Gassin. On sait qu'il traduisit beaucoup de livres arabes. Il nous faut citer aussi le nom d'Avicenne, qui acquit une grande réputation par la guérison du neveu du sultan Gabous. Avicenne prescrivait la saignée avant tout autre moyen, à moins d'une contre-indication évidente. Il ordonnait, dans la mélancolie, la musique, la gymnastique et l'usage de la balançoire. Il est le premier qui ait appliqué ce moyen au traitement de la folie, à moins qu'il ne l'ait emprunté à quelque médecin méthodiste. Asclépiade avait introduit les lits suspendus. Rhazès indiquait le jeu des échecs.

Jusqu'ici, les recherches des savants n'ont pas montré quelle est l'origine des asiles "d'aliénés ; on les trouve en Espagne dès le quinzième siècle, mais les historiens delà

médecine espagnole sont très discrets, et sur les commencements de ces fondations, peut-être d'origine orientale, et sur le traitement qu'on faisait suivre aux aliénés. Quoi qu'il en soit, la réputation des asiles de Saragosse, de Valence, de Barcelone, de Séville date de la fin du moyen âge. Quant aux connaissances spéciales que les médecins espagnols, en général suivis par quelques aliénistes étrangers, attribuent à Cervantes, ce n'est pas en visitant ces asiles, mais en parcourant le monde que le grand peintre et l'observateur profond prit sur le vif les folies humaines qui ont fourni matière à son incomparable roman. Il est regrettable qu'il n'y ait pas encore une histoire des maisons d'aliénés. C'est un chapitre capital de la thérapeutique mentale.

Au quinzième siècle, la médecine mentale porta surtout l'empreinte des idées superstitieuses et des doctrines théologiques alors dominantes. Les aliénés sont regardés comme possédés, et le traitement n'a qu'un seul but, les délivrer du démon. Soumis eux-mêmes aux croyances générales de l'époque, ils ne niaient pas comme des coupables, ils avouaient leurs relations avec les puissances infernales. Les uns gémissaient et imploraient la protection de l'Église ; d'autres se glorifiaient de leurs hallucinations, et la loi les frappait comme sorciers et possédés. L'Occident, au moyen âge, subit l'influence des croyances orientales. Le diable dispute à Dieu sa puissance, et les deux principes du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres, venus de l'Orient, se partagent le monde. Les suppôts du démon se multiplient, en dépit des conjurations des exorcistes, médecins ou bourreaux des possédés. La plupart de ces derniers se croyaient inspirés, comme

autrefois les prophètes, les sibylles et les pythonisses. C'est ainsi que nombre d'affections nerveuses avaient un fond commun de superstition. De là ces épidémies qui révèlent l'influence prépondérante du milieu. La plupart des médecins étaient imbus des préjugés de l'époque, et au heu de malades, ne voyaient que des possédés; quelques-uns pourtant, plus éclairés, eurent le courage de réagir et de protester. Parmi ceux qui ne suivirent pas le courant général, il faut citer quelques bons esprits qui devaient leurs lumières à l'observation indépendante de tout dogme, ou à de longs voyages en de lointains pays. Entre autres, nous nommerons Prosper Alpin, Paul Zacchias, et surtout Jean de Wier.

Prosper Alpin, surnommé le père de la séméiotique, ramène à la maladie la plupart des faits attribués au démon ; on remarquera en passant que ce laborieux et savant auteur fut le premier des modernes qui comprit la portée de la révolution opérée dans la médecine par Asclépiade, le véritable fondateur de la pathologie et de la thérapeutique mentale. Ajoutons que les nombreux cas de folie observés par lui en Egypte l'initièrent à la connaissance clinique de l'aliénation. C'est de l'Orient qu'était venu le mal, c'est aussi de l'Orient que vint le remède.

Paul Zacchias s'occupa, un des premiers, de la médecine légale des aliénés, dans son livre : Quœstiones medicolegales.

Enfin, Jean de Wier, né en 1515, démontra dans son ouvrage : De prœstigiis dœmonum et de lamiis que les prétendus sorciers ne sont que des aliénés. Comme Jean de Wier était disciple du fameux Corneille Agrippa, qui fut

son maître de philosophie avant qu'il allât étudier la médecine à Paris, puis à Orléans, on a cru ou supposé qu'il partageait les idées de ce visionnaire, si malmené par Rabelais sous le nom transparent et ridicule de Her Trippa; mais on oublie qu'après avoir été reçu docteur en 1534, Jean de Wier fit de longs voyages en Afrique et en Asie, et que le principal de ses ouvrages sur la possession fut publié en 1564, lorsqu'il était déjà depuis bien des années médecin ordinaire du duc de Clèves et honoré de la confiance des empereurs Charles V, Ferdinand l", Maximilien IL De ses écrits en défense des possédés et démoniaques, on conclut qu'il était lui-même un adepte de la magie noire, et qu'en affirmant que les prétendus suppôts du démon étaient des malades qui relevaient delà médecine, il plaidait sa propre cause. Comme il était un peu excentrique, et d'une constitution si robuste, qu'il pouvait, paraît-il, passer jusqu'à quatre jours sans boire ni manger, tout en vaquant à ses affaires comme à l'ordinaire, on voulut le faire passer pour uii charlatan, en invoquant contre lui-même son curieux traité des jeûnes simulés, et jusqu'à l'épitaphe un peu emphatique que lui firent ses quatre fils, dont l'un avait le prénom de Galien, à sa mort survenue subitement le 24 février 1588, dans sa soixante-treizième année.

En somme, dans ce dernier tribut à la mémoire de leur père, ses enfants font ressortir, outre ses rares qualités, son grand savoir, son immense réputation, sa fidélité aux princes dont il fut le conseil, la piété profonde et constante dont il fit preuve toute sa vie durant, mentionnant à peine en termes généraux et très brièvement les œuvres et les services qui devaient recommander son

nom à la postérité. Excellent observateur, Jean de Wiera consigné ses observations sur les principales maladies épidémiques et endémiques qu'il lui fut donné de traiter dans trois recueils très estimables, auxquels ont nui ses ouvrages spéciaux sur la vraie conception de la sorcellerie. Il avait fait une profonde étude des passions, ainsi que le prouve un traité spécial de la maladie de la colère et de son traitement philosophique, médical et théologique. Il est évident qu'aux yeux des exorcistes et des croyants k la possession, cet iconoclaste devait être considéré comme un vrai diable. Ajoutons que la calomnie n'a pu prévaloir contre les services essentiels dont l'humanité est redevable à ce grand bienfaiteur. Il était plus facile de faire tomber les fers des aliénés dans un siècle de lumières, que de rendre à la médecine, pour les traiter suivant les principes de la raison et de l'humanité, en les arrachant au diable, les pauvres fous livrés aux ministres du culte, dans un siècle de superstition. Si l'on veut se figurer les difficultés qu'eurent à vaincre les partisans du sens commun, dans le traitement des maladies mentales, il suffit de parcourir l'ouvrage du docteur Calmeil. Ramener au vrai point de vue la foule ignorante, il n'y fallait pas songer. Il fallait commencer par dessiller les yeux aux esprits les plus éclairés qui subissaient l'influence des préjugés autorisés par les croyances religieuses et une longue tradition. C'est en considérant le milieu où il vécut qu'on admire davantage le courage ferme et la haute raison de Jean de Wier.

Mais la plupart des auteurs, et même des plus illustres, pour ne citer que Fernel et Ambroise Paré, subissaient passivement l'influence de leur milieu. A cette

époque de transition, les sciences occultes séduisaient les plus solides esprits. Il y avait des adeptes de l'astrologie et de l'art hermétique parmi les plus savants honmies. Paracelse, Corneille Agrippa, Jérôme Cardan, et d'autres, étaient des illummés. Plus tard, l'illuminisme cédera le pas au mysticisme, et les deux Van Helmont prépareront la voie au profond métaphysicien et rigoureux piétiste Stahl. C'est surtout au point de vue de l'influence religieuse et de l'esprit dogmatique, que l'histoire de la médecine du moyen âge et des temps modernes diffère de l'histoire de la médecine dans l'antiquité païenne.

Passons maintenant rapidement en revue les écrivains qui se sont occupés de la folie. Jacques Sylvius, au commencementdu seizième siècle, recommande de ne jamais s'approcher seul des mélancoliques sans regarder leurs mains, leurs pieds et leur visage. «Les uns, dit-il, doivent être querellés, d'autres frappés ou attachés; il faut tous les entourer de gardiens robustes. »

Lepois,dontlesécritssontcitésavecélogeparBoerhaave, décrit l'hystérie convulsive, avec lésion des sens, des facultés intellectuelles etaffectives; ces lésions, illesrapporte à un état morbide des centres nerveux encéphaliques.

Plater, un des premiers, fit ressortir l'influence des transmissions héréditaires, et c'est toujours vers le cerveau, siège de la pensée, que se portent ses investigations. (( L'aliénation mentale, dit-il, peut rester déguisée, se manifester dans les actes, ou par la nature des paroles; elle peut être congénitale, accidentelle, provenir d'une cause externe ou interne. La manie peut être héréditaire, acquise, temporaire; elle peut être de courte

duréo, persister longtemps, oiFrir un type continu ou

intermittent » Comme traitement, les saignées, les

vomitifs, les bains; le traitement moral est également indiqué: « Les consolations, les avertissements, une conversation doucement persuasive ; adoucissent souvent et guérissent les affections de l'àme. » Nous regrettons de lire les mots suivants : « On réprimera les mouvements désordonnés, surtout des maniaques, par des injures, des châtiments corporels, des liens, la surveillance et la prison. L'expérience, en effet, démontre que ces moyens rigoureux sont utiles dans le traitement des maniaques que les empiriques accablent de coups de verges et de fouet. y> Ces rigueurs inutiles et inhumaines s'expliquent par les croyances qui assimilaient les malades à des coupables, subissant uncliàtiment mérité; les idées de pénitence ascétique, émanées de la doctrine du péché originel, s'étaient introduites jusque dans l'éducation et l'instruction des enfants. De là, les sévices des maîtres rébarbatifs et l'abus de la férule et des étrivières.

Sennert, né en 1572, était un homme profondément érudit, versé dans la lecture des auteurs anciens. Ses compilations résument très bien l'état de la médecine de son temps . Mais, avec des idées justes et raisonnables, ce docte compilateur était imbu des préjugés de l'époque. Il admettait l'intervention des puissances diaboliques, les voyages aériens pour se rendre au sabbat; il affirmait que les sorciers pouvaient revêtir les formes d'un loup, errer en hurlant dans les campagnes, dévorer les animauxet les enfants .

François Sylvius de le Boë étudie les organes qui président à l'exercice des fonctions de l'innervation ; il passe successivement en revue les fonctions de la vue, de l'ouïe,

du toucher, du goût, de l'odorat ; il étudie ensuite les centres nerveux intracrâniens, les opérations de l'âme, enfin les mouvements volontaires. « Celui, dit-il, qui ignore ou qui ne veut pas convenir qu'il appartient aux médecins de traiter les troubles et les maladies de l'esprit est vraiment étranger à l'art médical, et ses avis ne doivent pas être écoutés. Il m'a été donné de traiter bon nombre de maladies semblables, et, grâce à Dieu, j'en ai guéri plutôt par les moyens moraux que par des médicaments dont l'action se fait sentir bien plus sur le corps que sur l'âme. » Cet homme, remarquable à tant de titres, avait beaucoup de mérite de s'exprimer ainsi, car il croyait à l'efficacité de nombre de drogues qui n'avaient de vertu qu'au point de vue de ses théories chimiques. Né à Hanau en 1614, il mourut à la Haye en 1672.

Thomas Willis, un des plus célèbres médecins anglais, avait acquis une réputation européenne, tant par ses écrits que par sa pratique étendue. Profond anatomiste, physiologiste éminent, il a longuement traité les diverses affections du cerveau. Pour lui le traitement de la mélancolie est toujours difficile et de longue durée. (( Il faut, dit-il, éloigner de l'âme toute passion nuisible et oppressive : l'amour insensé, la jalousie, la tristesse, la compassion exagérée, la haine, la crainte; lui inspirer de l'énergie et de la gaieté; employer une conversation d'un honnête enjouement, le chant, la musique, la peinture, la danse, la chasse et la pêche, et les autres exercices agréables. Ceux à qui les plaisirs et les distractions ne conviennent pas, car il y a certains mélancoliques chez lesquels ces moyens échouent constamment, doivent être appliqués à des choses plus légères ; l'étude des mathé-

matiques et de la chimie, les voyages même, peuvent parlois être fort utiles ; il est aussi avantageux dans certaines circonstances de changer de lieu d'habitation sans quitter la patrie. On doit engager ceux qui ne peuvent quitter leur maison, à s'occuper de leurs affaires domestiques, à gouverner leur famille, à entretenir leurs bâtiments, à soigner et à cultiver convenablement leurs jardins, leurs vergers et leurs champs. En effet, l'esprit préoccupé de ces soins ou de ces devoirs, n'est plus aussi facilement dominé par des pensées vaines ou insensées, et enfm les abandonne. » Willis usait sans ménagement des purgatifs ou de la saignée ; il cherchait à inspirer de la crainte aux maniaques, et les intimidait par la terreur; dans ce but, il employait les menaces, les chaînes, les coups, les supplices, la séquestration dans un cachot; ces moyens violents étant, selon lui, plus efficaces qu'aucun autre remède. Et c'était un médecin philosophe, le digne continuateur de Vieussens, le prédécesseur de Vicq d'Azyr et de Gall. Ce qui lui manquait, c'était la sagesse de Locke et la prudence de Sydenham.

Théophile Bonnet s'élève contre les remèdes trop actifs et contre la magie. Il est un des premiers qui s'occupèrent de l'anatomie pathologique des aliénés, le prédécesseur de Morgagni.

Baglivi décrit le tarentisme dont il attribue les singuliers symptômes à la morsure de la tarentule, et qu'il prétend pouvoir être guéri par la musique et la danse. Il s'élève contre l'usage abusif pour les aliénés des saignées et des purgatifs, et donne la préférence au traitement moral.

Le meilleur résumé des idées des médecins sur les

aliénés, dans la seconde moitié du dix-septième siècle, se trouve dans les savantes compilations d'Ettmiiller. Le livre de Descartes sur les passions mérite d'être sionalé comme un effort remarquable pour la conciliation des deux éléments de la nature humaine. Cet essai n'a pas été sans influence sur le développement des idées médicopsychologiques qui devaient aboutir au fameux mémoire de Cabanis sur les rapports du physique et du moral. Avec sa théorie essentiellement mécanique, Descartes travailla selon ses lumières à rapprocher la psychologie de la physiologie. Il n'y a guère que Stahl qui ait exercé une influence plus efficace et plus durable, par ses monographies et ses vues profondes sur la partie philosophique des fonctions de l'économie saine ou malade.

Au dix-huitième siècle s'est produit un mouvement de réaction profonde contre les idées religieuses des siècles précédents. Les aliénés ne sont plus regardés comme des victimes ou des complices du démon, des possédés ou des sorciers ; mais on les considère comme des êtres inutiles et dangereux dont les écarts doivent être réprimés. De là, l'usage des cabanons et des chaînes de fer. Les fous attachés dans leur loge servaient, comme les animaux d'une ménagerie, à l'amusement du public qui les visitait les jours de fête. Cette réaction insensée appelait une autre réaction plus humaine ; c'est à ce moment que Pinel parut.

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