‹ Philippe, Vaudeville en un acte. Avec MM. Mélesville et Bayard. Représenté, pour la première fois, à Paris, sur le théatre de Madame, le 19 avril 1830Chapitre 45 sur 51 · SCENE XX · texte numérisé non relu

SCENE XX

votre fils!... ah! vous pleurez maintenant... il est trop tard... vous pleurez...

Mlle l'hauville dans le plus grand trouble. Eh bien! oui... dût ma honte éclater à tous les yeux... je l'aime de tout l'amour d'une mère!... Que de fois mes bras se sont ouverts pour le presser sur mon sein , pour l'appeler mon fils!... et se sont fermés de désespoir... Ah! Philippe! situ avais pu lire dans mon cœur... si tu avais connu ses angoisses, ses combats... tu m'aurais pardonné... ma seule consolation était de m'occuper de lui , de préparer son avenir, de lui former une fortune.

PHILIPPE at'ec amertume.

Une fortune., de l'argent... oui, vous croyez, vous autres , que ça tient lieu de tout... {il se lève.) C'est une mère qui fallait lui donner.

Mlle d'ha.rvilie d'un ton suppliant. Epargnez- moi.

Vous l'aimiez! et il n'en a rien su.

Mlle l'harville suppliant.

Il mourra! sans avoir reçu un embrassement de sa mère.

Mlle d'harville.

PHILIPPE auec force.

C'est votre orgueil... c'est vous qui l'avez tué.

Mlle d'haeville se cachant la figure.

Ah! dieux! non, non, il ne mourra pas... le ciel

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