‹ Philologie françaiseChapitre 21 sur 21 · EDOUARD BOURGIEZ ACCORD DU PARTICIPE PASSÉ · texte numérisé non relu

EDOUARD BOURGIEZ ACCORD DU PARTICIPE PASSÉ

Et rfous y voilà enfin à cette fameuse question « du participe passé construit avec l'auxiliaire avoir », qui est évidemment le « clou » de la réforme, en attendant qu'elle en devienne peutêtre la pierre d'achoppement. Vous savez, pour le dire en deux mots, que le principe de l'invariabilité du participe a été admis. C'est un beau jour pour Gaboussat, membre correspondant de l'Académie d'Étampes! Vous vous rappelez que le héros de Labiche nourrissait lui aussi une invincible défiance à l'égard des participes. « On ne sait par quel bout les prendre . . . , tantôt ils s'accordent, tantôt ils ne s'accordent pas ... , quels fichus caractères ! » Sois heureux, Caboussat ! nous avons changé tout cela. Tu n'en seras plus réduit à te couper le doigt avec ton canif, ou à faire des pâtés d'encre sur le papier. Tes hommes sont venus. Que dis-je? tes doléances (elles le méritaient bien!) sont aujourd'hui, sous une

forme un peu moins vive, les considérants obligés de la simplification. « Peu à peu, » nous dit-on, « la règle s'est compliquée davantage ; les exceptions sont devenues de plus en plus nombreuses, suivant la forme du complément qui précède . . . Il paraît inutile de s'obstiner à maintenir artificiellement une règle qui n'est qu'une cause d'embarras, etc. ...»

Eh bien non, tout cela n'emporte pas la conviction, et c'est, en somme, une singulière façon de raisonner que celle qui consiste à dire : Voici une règle qui s'est « hérissée d'exceptions et de complications », donc elle est mauvaise, supprimons-la. C'est d'après ce procédé qu'on scie l'arbre au tronc, sous prétexte qu'il est envahi par une végétation parasite, et que quelques branches sont mortes. Je reconnais volontiers qu'il s'est produit autour de la règle des excroissances, des bizarreries, dans le détail desquelles il serait bien trop long d'entrer ici. Mais il s'agissait d'élaguer, rien de plus. Et, si j'ai bonne mémoire, la voie à suivre se trouvait indiquée d'une façon très sage et très sûre dans la Grammaire raisonnée qu'a publiée M. Clédat il y a quelques années. Quant à la règle générale elle-même, dans .sa très grande simplicité, — car elle est simple, quoi qu'on dise, — on n'avait pas le droit de la déclarer périmée, ni de s'attaquer enfin à des détails qui ne sont plus des détails secondaires, mais qui, une fois mis en question, menacent d'entraîner le reste, et risquent de ruiner le système de la langue luimême.

Sur quelles raisons s'appuie-t-on pour décréter une telle réforme ? On dit d'abord : « J'ai écrit est en réalité aujourd'hui un simple temps de verbe, comme /ecri t'a /s on f écrivis, » et voilà déjà une assimilation spécieuse, conforme peut-être à ce que peuvent suggérer les paradigmes usités dans nos grammaires, mais qui n'est point cependant parfaitement exacte : car, en tout cas, ce « simple temps » n'est pas un « temps simple ». Je ne joue pas sur les mots. Le groupe fai écrit peut bien être arrivé, et depuis longtemps, à signifier pour nous ce que les Latins exprimaient d'un seul mot en disant scripsi ; il n'en est pas moins vrai que, dans ce groupe, les éléments ne sont point encore indissolublement soudés; ils conservent une indépendance relative, et dont celui qui parle est bien forcé d'avoir conscience dans une certaine mesure, puisqu'il peut sinon les intervertir, du moins les détacher l'un de l'autre. Tout en disant fai écrit, nous continuons à dire ai-je écrit, je n'ai pas écrit, je vous ai longuement écrit, etc , et tant que de semblables intercalations seront possibles, — ce qui n'est pas apparenmient près de cesser, — il sera prématuré de déclarer j'ai écrit comparable de tous points à une forme comme j'écrivais. Première constatation, et dont le reste découle en quelque façon.

« Lorsqu'on a cessé, » dites-vous ensuite, « de faire accorder dans tous les cas le participe passé avec le complément du verbe, de dire, par exemple, j'ai écrite la lettre, on s'est engagé dans une voie qui devait conduire à regarder le parti-

cipe joint à Tauxiliaire comme une forme invariable. > Je nie cette conséquence, et l'histoire d'abord me donne raison, puisqu'en fait c'est bien le contraire qui s'est produit, et puisque cette règle, taxée d'inconséquente aujourd'hui, s'est dégagée, il y a quatre cents ans, des variations de l'usage antérieur, au moment même où la langue moderne se constituait dans ses grandes lignes. Etant si vieille et si fondamentale en quelque sorte, elle méritait peut-être qu'on y regardât à deux fois avant de la biffer d'un trait de plume, et il n'était point sans doute de pire mutilation qu'on pût infliger à la langue : mais je ne dirai pas cela, à quoi bon ? Je ne défendrai même pas cette règle en rappelant que, en face de l'italien qui fait varier ses participes un peu au hasard, et de l'espagnol qui, dans ce cas, a réduit les siens à une stricte invariabilité \ elle assurait au français une situation intermédiaire, une sorte d'originalité bien tranchée. Qu'importent ces symétries ou ces oppositions ? Tout cela c'est du sentiment, et il n'en faut plus. Mais ce que je dirai cependant, c'est que, quand on demande sa suppression au nom de la logique, c'est d'une logique bien courte qu'on se réclame, et qui, vraiment, n'est point d'accord avec celle de la langue.

^ Il va sans dire que l'espagnol est arrivé, dès le xv* siècle, à cette invariabilité pour des raisons très spéciales, développement de l'auxiliaire tener en face de haber, etc. A un moment donné, il s'est développé, dans les langues romanes littéraires, certains traits caractéristiques, que chacune d'elles est appelée évidemment à conserver jusqu'à ce qu'elle entre dans sa période de décadence.

La vérité, c'est que cette rèi^le du participe passé n'a pas eu de chance, et qu'elle a toujours été assez mal interprétée. Lorsque les grammairiens philosophes du XVIIl^ siècle ont entrepris de la justifier, ils se sont embarrassés dans de vaines distinctions et n'ont abouti qu'à une pure logomachie : ils n'avaient pas, eux non plus, un sens assez net de ce qu'est la structure d'une langue, ni des réactions qui doivent s'y faire sentir, pour que, solidaires entre elles, ses différentes parties arrivent à se coordonner en un système. Car de prétendre, comme l'ont fait Dumarsais et Gondillac, que le participe a un rôle et des propriétés différentes, selon qu'il est suivi ou précédé par le régime du verbe, et que, suivant sa place, ce participe est tantôt substantif, tantôt adjectif, c'est, évidemment, ne rien dire du tout. Comme la théorie était incompréhensible, on en a conclu que l'usage, lui aussi, ne valait rien et reposait sur une distinction illusoire. Ceci est autre chose et vaut la peine d'être un peu discuté.

Je n'apprendrai rien à personne en disant, après tant d'autres, que notre langue est une de celles qui ont poussé le plus loin l'analyse de la pensée. Il faut le répéter pourtant, et nous demander aussi dans quel ordre se présentent d'ordinaire les résultats de cette analyse ? Notre construction française a ceci de très notable que tout y est progressif, si je puis m'exprimer ainsi : les éléments, qui s'additionnent pour former la pensée totale, y viennent à la file, sans que rien dans la forme des premiers préjuge ce que seront ceux

Philologie française. 2" éd. J^2

qui vont suivie. Point de ces anticipations, par où d'autres langues font de leur phrase un tout artistement lié dès le début, et cherchent, dans la mesure du possible, à recréer une synthèse. Nous, nous avançons pas à pas, supposant que rien ne doit être connu d'avance, ni nous engager dans un sens ou dans l'autre : notre phrase se précise par degrés, elle s'éclaire d'une clarté qui va croissant, et c'est sans doute pour cela qu'elle établit entre les intelligences une communication si facile. Là où les Latins auraient dit : advenertmt liomines, nous disons en français : il est arrivé des hommes ; à la phrase italienne questa è la mia flglla, où un démonstratif se trouve, dès le début, en relation avec le mot flglia, nous opposons notre formule c'est ma fille, dont le point de départ est indéterminé. Je ne veux pas insister, mais le fait est assurément d'une certaine portée.

Car, s'il est posé, ce principe entraîne une conséquence, et on voit bien laquelle. Nous avons affaire là à un des caractères permanents de la construction française, et ce caractère ne peut pleinement ressortir que par opposition. Du moment qu'il n'y a point, dans notre phrase, de réaction se faisant sentir d'arrière en avant, il importe d'autant plus que l'inverse ait lieu, et que ce qui précède conditionne ce qui suit, le détermine dans sa forme. La cohésion, à laquelle nous renonçons volontairement dans un sens, il faut que nous la retrouvions sexerçant dans l'autre. Bien loin donc que l'habitude prise de dire fai

écrit la lettre, doive nous amener à ne plus dire la lettre que j'ai écrite, j'y vois une raison décisive pour que cette seconde construction soit conservée II est naturel qu'à un moment donné nous ayons renoncé à fai écrite la lettre pour préférer fai écrit la lettre, et c'est là une dissociation qui devait se produire en vertu de la démarche devenue familière à l'esprit français. Quand je dis j'ai écrit, je ne sais pas encore ce que j'ai écrit, ou, du moins, je ne le fais en aucune façon savoir à mon interlocuteur ; ma phrase, ainsi commencée, pourrait s'achever par un tout autre mot que le mot lettre. Mais, quand je dis voilà la lettre que j'ai écrite, qui ne voit que le cas est précisément inverse, et que l'allure progressive de la pensée nous a interdit ici de rompre entre les termes une relation originelle ? Tout cela, au début du XVP siècle, le bon Marot l'avait déjà senti d'instinct, un peu confusément ; mais c'est bien le sens de l'ingénieuse leçon de grammaire qu'il donnait à ses disciples dans l'épigramme souvent citée :

Entans, oyez une leçon :

Nostre langue a eeste façon

Que le ternie qui va devant

Voluntiers regist le suyvant . . .

La chanson tut bien ordonnée

Qui (lit : M' amour vous ay donnée.

Oui, la chanson était « bien ordonnée », et nous, encore aujourd'hui, nous n'avons pas le droit de déclarer qu'elle le fût mal, m de rompre une tradition nécessaire. Admettre un changement de

ce genre, sous prétexte de simplification, c'est simplifier, je le reconnais, mais dans le sens de la barbarie ; c'est s'insurger, au nom d'une analogie grossière, contre des faits historiques, et dissoudre les liens qui, de toute nécessité, dans une langue bien faite, doivent exister entre les mots. Bref, c'est un retour vers l'état amorphe du langage, c'est un pas vers ce stade, où les éléments, qui représentent nos idées, se juxtaposent sans que rien encore dans leur forme indique les lois de leur enchaînement. Et ce pas, il est bien possible, après tout, que des patois ou encore l'usage vulgaire aient quelque tendance à le franchir : mais, est-ce une excuse ? N'y a-t-il pas là une déchéance dont on devait à tout prix préserver notre langue littéraire, et agir autrement, qu'est-ce donc, enfin ? Gomment qualifier ce suprême « attentat » ?

(É. Bourciez, La Simplification de Ja Syntaxe Française. Extrait de la Revue des lettres françaises et étrangères d'octobre-décembre 1900. Bordeaux et Paris, 1900.)

LEON GLEDAT QUITTE A

Il est singulier que M. Tobler (Vermischte 'Beitrdge, vierte Reihe, p. 107, et Mélanges Chahaneau, p. 463) n'ait pas remarqué le rapport qui existe entre des expressions telles que : « Je vais partir, fen serai quitte pour revenir », et « Je vais partir, quitte à revenir ». Les deus formules sont aussi usuelles l'une que l'autre. Littré donne de la première un exemple du XV® siècle, et un autre emprunté à Bossu et : << Il faudrait ... ne pas croire qu on en fût quitte pour dire ...»

Il est extrêmement vraisemblable qu'on a dû dire aussi : « il en sera quitte à dire (= en disant) », à indiquant < par quel moyen » et [jour « à quel pris » on est quitte, ce qui revient au même ; et les locutions conjonctives « quitte à, quitte pour » ne sont, selon toute apparence, que des abréviations de « en être quitte à ou pour ».

La locution conjonctive « quitte pour », présentée comme vivante par Littré, ne s'emploie

plus jamais. Il en donne cet exemple d'Hamilton : « Miss Temple ... fit vœu en elle-même d'en avoir le cœur net, quitte pour ne plus lui jamais parler après. » Les deus expressions actuellement vivantes, la formule primitive et complète et la formule abrégée, utilisent exclusivement, la première la préposition pour, la seconde la préposition à.

11 me paraît tout à fait impossible, pour analyser la locution conjonctive quitte à, de voir dans quitte, comme le fait M. Tobler, un adjectif neutre se rapportant à l'ensemble de la proposition qui précède, avec le sens de < non empêché ». Si la locution a l'origine que j'indique ci-dessus, Daudet a théoriquement raison de faire accorder quitte avec le sujet du verbe dans la phrase suivante de Numa Roumestan : « . . . l'occa-sion de colères sauvages sous lesquelles les deux hommes courbaient le dos comme sous un orage des tropiques, quittes à maudire ensemble leur despote en jupon vert. » Mais il est certain que nous ne sentons plus quitte comme un adjectif se rapportant au sujet, bien que nous sentions fort bien le rapport de « il fait cela, quitte à ... » et de « il fait cela, il en sera quitte pour ...»

Quelle est la valeur de en dans « il en sera quitte pour » ? Prenons cet exemple : Paul n'a pas terminé son devoir, il en sera quitte pour être privé de sortie. Il sera quitte non pas de son devoir, mais de ce fait qu'il ne l'a pas terminé, de la faute qu'il a commise en ne le terminant pas. Allons-y, nous en serons quittes pour nous retirer de bonne heure. Nous serons

quittes de l'inconvénient que présente l'action d'y aller. On peut dire que en représente une faute ou un inconvénient, résultant de l'action précédemment exprimée. Bien que le pronom disparaisse dans la locution quitte à, l'idée de l'inconvénient persiste, quitte annonce le moyen de s'en libérer, et par conséquent le risque que fait courir la première action, de telle sorte que quitte à peut être généralement interprété par « au risque de » ou « au risque d'être obligé à ».

L'idée exprimée par quitte à, au lieu de former une proposition à part comme dans « il en sera quitte pour », est rattachée directement à la proposition qui précède, et il en résulte une nuance particulière de signification :

Comparez :

1. llsluiont fait de belles pro- 2. Ils lui ont fait de belles messes, ils en seront quit | promesses, quitte à ne pas tes pour ne pas les tenir. les tenir.

Sous la première forme, le risque est dans la pensée de celui qui parle. Sous la seconde, il est dans la pensée de ceus dont on parle. On les représente dans un cas comme exposés à ne pas tenir leurs promesses, et, dans l'autre, comme se réservant au besoin de ne pas les tenir.

Au lieu de quitte à suivi d'un infinitif, on dit aussi quitte à ce que suivi du subjonctif : « Je le demanderai, quitte à ne pas l'obtenir, ou quitte à ce qu'on me le refuse. » La seconde formule n'est pas logique; pour pouvoir construire logiquement quitte à avec le pronom ce,

il faudrait qu'on pût le construire avec un substantif (quitte à un échec, par exemple), ce qui n'est pas. Mais il y a eu analogie avec les formules logiques telles que : « il s'attent à ce qu'on le lui refuse », à côté de « il s'attent à ne pas l'obtenir ».

D'après tout ce que nous venons de dire, quitte à annonce une action qui peut être la conséquence d'une autre, et à laquelle le sujet de cette autre se résigne d'avance ou qu'il se réserve d'accomplir au besoin. L'équivalent de quitte à est ou bien « au risque de » (quand le verbe qui suit exprime une action subie ou accomplie involontairement par le sujet), ou bien « au risque d'être obligé à * (quand l'action est accomplie volontairement, quoique à regret, par le sujet), ou bien encore < en se ré.servant de > (quand les idées d'obligation et de regret disparaissent). La définition au risque de », donnée par le Dictionnaire général, est meilleure que « à la charge de », qu'on trouve dans Littré, mais incomplète. Ce serait faire un contresens que de substituer au risque de à quitte à dans cette phrase de Bourget : « Elle avait accepté des fleurs, quitte à les jeter cinq minutes plus tard. »

Il arrive souvent que la seconde action, destinée à corriger l'inconvénient de la première, paraît contradictoire. On en est venu à unir par la locution conjonctive quitte à deus verbes exprimant des actions d'apparence contradictoire, accomplies par le même sujet, sans que la seconde soit d'aucune manière la conséquence de la pre-

mière. Il en est ainsi dans ces deus exemples : « M™® de Staël n'avait d'éloges que pour la société anglaise, quitte à périr d'ennui à Londres. » (Gaston Boissier.) < Nous avons, nous autres Français, le génie de rendre presque inabordables les plus beaux coins de notre beau pays, quitte à nous extasier sur des sites étrangers qui ne valent pas les nôtres. » (Bourget.)

Dans cette dernière acception, on ne pourrait tourner ni par quitte à ce que, ni par en être quitte pour. On ne dirait pas : «... nous en sommes quittes pour nous extasier, etc. »

Signalons encore la tournure suivante, qui n'est relevée ni dans Littré, ni dans le Dictionnaire général : « Nous annonçons votre conférence, quitte à vous d'avertir si vous êtes empêché. » Vous en serez quitte pour avertir, ou, littéralement, il vous sera quitte d'avertir (comparez libre à vous d'avertir ^ vous serez libre de, il vous sera libre de). C'est une des deus façons de s'exprimer quand le sujet des deus verbes n'est pas le même; l'autre façon, indiquée plus haut, serait : quitte à ce que vous avertissiez.

Au lieu de « quitte à -\- infinitif », on dit aussi sauf à, et sauf à lui de comme quitte à lui de, mais non pas sauf à ce que. La synonymie de quitte à et de sauf à se comprent fort bien, puisque quitte à est arrivé à signifier « en se réservant de » et que sauf signifie étymologiquement < conservé, préservé », d'où « réservé ».

Enfin Montaigne emploie dans le même sens

en peine de ou peine de (la peine étant conçue comme le risque auquel on s'expose) : « Il ne se pouvoit garder, s'il passoit prez d'une boutique ou il y eust chose de quoy il eust besoin, de la desrobber, en peine de l'envoyer payer aprez », et « Il vouloit voir le soleil de prez, peine d'en estre bruslé soubdainement ». (Exemples cités par Littré.)

(Extrait des Mélanges offerts à M. Maurice Wilinotte, I, 99—103. Paris, 1910.)

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