‹ Philosophes contemporainsChapitre 10 sur 78 · L'EVOLUTION DES ID^ES D'ARDIGO · texte numérisé non relu

L'EVOLUTION DES ID^ES D'ARDIGO

les résultats de la science. En 1879, le pape Léon XIIT déclarait dans une encyclique que la philosophie de Thomas d'Aquin est un auxiliaire divin qui doit servir de base à tous les maîtres et qu'il faut l'employer à la réfutation des erreurs contemporaines. Plus tard, dans une circulaire aux évêques français (1899), il condamnait particulièrement la philosophiecritique 18 !

Ainsi non seulement les motifs de cette harmonie intellectuelle que les philosophes italiens avaient cru atteindre et s'étaient efforcés de réaliser, vers le milieu du siècle, avaient disparu, mais encore l'opposition entre l'Église et la science s'était fortifiée tant par le développement de la pensée que par la tentative faite par l'Église pour faire retourner le temps en arrière.

C'est au milieu de ces circonstances que Roberto Ardigb, dans la solitude du cloître, se transforma de catholique ingénument croyant et patriotiquement inspiré, en un positiviste énergique. Son évolution et son point de vue offrent non seulement de l'intérêt comme symptômes de l'époque, mais ils sont encore importants pour la discussion des problèmes, en raison de la force de sa pensée et de son talent psychologique, comme en raison du changement particulier que le positivisme a subi entre ses mains.

Page 1