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P. 31. Cf. ma Religionsphilosophie

11. P. 32. Par « hétérogénéité des fins » Wundt entend ce que j'appelle le déplacement objectif des valeurs (voyez mon Ethik XIII, 4). Il semble admettre que le déplacement des motifs (le déplacement subjectif des valeurs) suppose toujours que dans l'effet il y a quelque chose de plus que dans l'intention. Pourtant ce n'est pas toujours nécessaire, puisque d'une part l'habitude est le résultat de l'action et que d'autre part d'autres conditions nouvelles peuvent rendre possible l'apparition de nouveaux motifs. — Sous une forme purement psychologique le déplacement des motifs a été déjà décrit par Spinoza, Hartley et James Mill. Dans l'histoire de la philosophie Hegel insistait grandement sur la « métamorphose des fins ».

12. P. 34. Cf. mes remarques critiques sur Y Ethique de Wundt dans « The Monist », juillet 4891, p. 532 (où je montrais que, dans sa polémique contre la morale utilitaire, Wundt oublie sa propre théorie de la « métamorphose des fins ») et dans mon Ethik VIII, 4 ; XIII, 4.

13. P. 39. Pour l'histoire de la philosophie italienne avant Ardigo je renvoie a Louis Ferri, Histoire de la philosophie en Italie au xix* siècle (Paris, 1869). Alfred Espinas, La philosophie expérimentale en Italie (Paris, 188 Dans le manuel d'Ueberweg se trouve une vue d'ensemble rédigée pnv Luigi Credaro. Relativement à la mise à l'index du criticisme, cf. Rud- Eucken, Thomas d'Aquin et Kant, un combat de deux mondes, Berlin, i% l .

14. P. 44. Les dernières remarques sur l'équivalence sont dans l'écrit. Vunità délia coscienza, p. 410-413, qui a paru beaucoup plus tard que l'opuscule La formazione naturale. Elles ne me paraissent pas tout à fait précises, car si l'on admet que, pour qu'une « distinzione » se produise, outre des dispositions intérieures, il faut aussi que soient présentes des conditions extérieures, alors les formes spéciales n'ont pas, à proprement parler, leurs équivalents dans l'Indistinto seul, mais dans les dispositions de l'Indistinto, dans les conditions extérieures. Ce que je dis fait partie, à

vrai dire, de la théorie d'Ardigô, s'il' don ne tout Indistinto comme limite et s'il déclare relative la distinction entre indistinto et distinto.

45. P. 45. Quando il pensiero perdi di vista l'infinito, fîssandosi nel distinto finito, esso infinito lo assiste inosservato, e coslituisse la stessa forza délia logica del suo discorso. Formaz. nat., p. 136 (« Opère fil os. » II).

16. P. 46. Ardigô se rend fort bien compte que la valeur ne dépend pas de la ressemblance de la pensée avec l'objet pensé/ mais de la nature interne de la pensée (La psicologia corne scienza positiva, p. 228, « Opère filos. » I). Mais cela n'explique pas la valeur. En un autre endroit (voyez Vunith délia coscienza, p. 441, « Opère filos. » VII) il appelle la vérité une propriété de la pensée (una qualità del pensiero). Mais si la pensée est un phénomène au même titre que les autres phénomènes, qu'est-ce que cette qualité de la pensée a donc affaire avec ces derniers ? — Il se présente ici chez Ardigô un certain dogmatisme.

17. P. 47. Dans une édition postérieure de sa Psicologia (1882) Ardigô fait suivre son exposé de la « réalité psychophysique » de la note suivante : « Questa espressione, sostanza psicofisica, non è altro che l'Indistinto naturale précédente e sottostante ai due fenomeni distinti del mon do délia psiche et di queila délia materia » (p. 387). — Le concept de l'Indistinto fut introduit pour la première fois dans l'opuscule La formazione naturale (1877).

18 P. 51. Ardigô polémique ici spécialement contre Mamiani. Voyez l'opuscule La religione di T. Mamiani dans les « Opère filos. » Tome II.

19. P. 52. William James a naguère exprimé chaudement son attachement absolu a la vieille école anglaise et déclaré qu'il bâtit sur son territoire (voir ci-dessus IV, t). Mais cet attachement ne porte que sur certains principes généraux, qui sont actuellement reconnus par la plupart des philosophes et qui d'ailleurs se présentent chez James même avec des modifications qui ne peuvent pas découler des principes de la vieille école anglaise.

20. P. 55. Outre les écrits indiqués, Bradley a aussi fait paraître toute une série, d'articles dans la revue Mind. J'ai utilisé quelques-uns de ces travaux pour l'exposé que l'on va lire.

21. P. 63. Bradley est nettement contre le volontarisme. Il résulte de tout son point de vue qu'il ne peut pas trouver une solution à ses énigmes en faisant appel à la volonté. « Ce que nous connaissons comme volonté suppose un rapport et un processus, en même temps qu'un désaccord inconcevable d'éléments. Il en est de môme de l'énergie on de l'activité ou d'autres choses de même genre » (Appearance and Reality, p. 483). Bradley part ici de ce point que l'idée sur laquelle nous fondons notre conception du monde, doit être définitive et achevée et ne pas conduire, par suite, à des questions • nouvelles. Il fait, ainsi que Goethe, du a phénomène originaire » un quelque chose qui n'a pas besoin d'explication (Cf. mes Philosophische Problème, p. 68 aq.). Que la volonté soit une idée qui soulève de nouvelles questions, Bradley a, sans nul doute, raison de l'affirmer. Schopenhàuer, le père du volontarisme du xix* siècle, a négligé cela. Mais n'en est-il pas de même de tous les concepts desquels on essaie de montrer qu'ils mènent à une conclusion définitive? Gela n'est-il pas vrai, avant toutes choses, du concept de l'expérience que Bradley veut prendre pour fondement? — Je fais abstraction ici du côté purement psychologique de la chose. Bradley n'a pas publié jusqu'ici sa psychologie. Par ses articles du « Mind » {On active attention, 1902. — The définition ofwill, 1902-1903) on peut voir cependant, que sa psychologie a principalement un caractère intellectualiste.

Contre* James Ward, qui critique Bradley du point de vue du volontarisme, A.-E. Taylor, un penseur ami de Bradley, remarque qu'il faut bien

se rendre à l'évidence etvoir que l'activité ne peut pas servir d'expression pour le très haut ou l'absolu, puisque l'activité suppose toujours une résistance (« Mind », 1900, p. 258. Cf. ma « Religion sphilosophie » §§ 18, 22). Cette objection ne laisse a coup sûr qu'une échappatoire, celle à laquelle ont si souvent recours les philosophes théistes et qui consiste à regarder la divinité comme limitée, ainsi que le fait, p. ex., Rashdall dans son article Personality human and divine (dahs Personal Idealism). Le problème du mal a notamment conduit plusieurs penseurs à ce résultat. On voit alors évidemment, de la manière la plus nette, comment les problèmes se représentent constamment. Suivant Rashdall « l'absolu » n'est pas Dieu, mais « une société, qui comprend Dieu et tous les esprits ». — Il ne sert manifestement de rien de faire passer les problèmes et leur discussion dans le domaine de la mythologie.

22. P. 69. Je suis redevable de quelques traits de mon analyse de Taine à Boutmy (Taine, Renan, Schérer, Paris, 1900) et à l'éloge de Taine fait par Albert Sorel dans son discours de réception à l'Académie française (1895).

23. P. 74. Charles Renouvier, Esquisse d'une classification systématique des doctrines philosophiques, Paris, 1886. II, p. 395. — Cf. du reste sur Renan 6. Séailles, « Ernest Renan. Essai de biographie psychologique », Paris, 1894. M^Darmestetter, La vie d'Ernest Renan, Paris, 1898. Ed. Platzhofî. « Ernest Renan. Ein Lebensbild. » Leipzig, 1900.

21. P. 76. Cf. mon article sur la reconnaissance, V association et Vactivité psychique (« Vierteljahrsschrift fur wissensch. Philos. XIV, p. 307 sq. Psychologie, VII B, 4).

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