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WILHELM WUNDT
Dans les Vorlesungen ûberdie Menschen-und Tierseele^ (1863, S» éd. 1897), la méthode ethnologique est aussi appliquée à côté de la méthode expérimentale et physiologique. Après avoir été de longues années professeur extraordinaire de physiologie à Heidelberg, il succéda, en 1874, à Albert Lange comme professeur de philosophie inductive à Zûrich,mais il prit dès l'année suivante une chaire de philosophie à Leipzig, où il exerce encore maintenant. La vie de Wundt, c'est la marche de ses éludes. Sa personnalité ne ressort pas beaucoup dans ses ouvrages ; mais ceux que la vie a mis en rapports avec lui en ont éprouvé la douce chaleur, la franche cordialité et le calme enthousiasme intellectuel.
Peu de temps avant son arrivée à Leipzig, Wundt publia (1874) sa Physiologische Psychologie (Psychologie physiologique), qui, au môme rang que les « Éléments de psychophysique » de Fechner, est un chef-d'œuvre de psychologie expérimentale. Ce livre expose notamment les méthodes et les fondements physiologiques de la psychologie et ne traite en détail que les parties de la psychologie qui peuvent recevoir par ce moyen une explication particulière. La description et l'analyse sont reléguées dans l'ombre par l'expérimentation. — Wundt a donné plus tard un exposé de la psychologie d'un développement plus régulier dans son Grundriss der Psychologie (Résumé de psychologie) (1896). — A Leipzig il monta un laboratoire de psychologie expérimentale, qui fut le premier établissement universitaire de ce genre, et commença la publication de la revue Philosophische Sludien (Études philosophiques) (20 volumes de 1883 à 1903).
Quelle importance ont eue les études de psychologie expérimentale pour faire passer Wundt de la physiologie à la philosophie, il nous le dit lui-même d'une manière intéressante dans un article intitulé : De la causalilé psychique et du principe du parallélisme psychophysiquè (Phil. Studien, 1894, p. 122-124). Elles le convainquirent de l'indépendance de la psychologie à l'égard de la physiologie et de la métaphysique, indépendance que l'École anglaise et Kant avaient déjà soutenue. « Si l'oa