‹ Philosophes et comédiennesChapitre 61 sur 68 · INS PLEINES DE ROSES · texte numérisé non relu

INS PLEINES DE ROSES

COKTE PHILOSOPHIQUE.

Ce conte va vous paraître étrange : c'est la vérité ellemême qui l'écrit.

On respirait l'amère senteur des fèves, — cette senteur qui enivre quelques-uns jusqu'à la folie. Le voyageur secouait du pied dans les bois l'étoile des fraisiers et le parfum des fraises déjà mûres. L'écolière s'amusait au retour de l'école à souffler, de ses lèvres virginales, le plantain en fleurs clievelu et poudré comme un marquis. L'écolier s'amusait de la délicatesse architecturale des chardons ; il cueillait le pissenlit hérissé ; il se hasardait à sucer le suc de l'ortie, — l'ortie dont la gueule blanche

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