INS PLEINES DE ROSES
COKTE PHILOSOPHIQUE.
Ce conte va vous paraître étrange : c'est la vérité ellemême qui l'écrit.
On respirait l'amère senteur des fèves, — cette senteur qui enivre quelques-uns jusqu'à la folie. Le voyageur secouait du pied dans les bois l'étoile des fraisiers et le parfum des fraises déjà mûres. L'écolière s'amusait au retour de l'école à souffler, de ses lèvres virginales, le plantain en fleurs clievelu et poudré comme un marquis. L'écolier s'amusait de la délicatesse architecturale des chardons ; il cueillait le pissenlit hérissé ; il se hasardait à sucer le suc de l'ortie, — l'ortie dont la gueule blanche