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crâne par une plus grande densité. Cette densité va dans quelques animaux, dans les cétacés entre autres, jusqu'à.la consistance de l’ivoire. Tout ce qui croit en dehors de lui tend, dans le premier âge, à le refouler du côté du cerveau, quand celuici, si ce n'est pas qu'il réagisse, prévient tout au moins les effets de cette tendance par l’interposition de ses masses. Alors la situation du rocher est telle que, pressé de toutes parts, il ne participe pas aux mêmes accroissemens que les autres parties du crâne. De là aussi 1l arrive que les molécules osseuses qui, au fur et à mesure de leur livraison par le système artériel, auraient pris place latéralement, sont forcées de s'engager dans la propre substance des os; qu'elles pénètrent prématurément dans les espaces alvéolaires , les remplissent, et augmentent ainsi la densité du rocher.
Je terminerai cet article par une remarque; elle est relative à un petit osselet © (fig. r et 3), qui n'existe que sur l’un des rochers, sur celui de gauche. Il occupe à la face cérébrale une gorge profonde qu’on voit en dehors du trou auditif. Je ne Sache pas que cette gorge ait reçu de nom, sans doute parce qu'il n’en existe pas de trace dans l'âge adulte. C’est une partie cependant très-caractérisée, puisqu'il semble que les plus grands efforts de lossification se passent autour d'elle; son promon-
(32) toire ou l'anneau qui sépare ce sinus du trou auditif est comme éburné.
Cette gorge est occupée par un prolongement de la masse encéphalique qui plonge dans le rocher. N'est-ce là qu'une organisation pour la vie fœtale seulement? La taupe, en qui l'on trouve quelque chose d’analogue, la conserverait donc toute la vie? Au surplus l’on remarquera que cette masse nerveuse s’atrophie au fur et à mesure que le rocher prend plus de développement et de consistance.
Quoi qu'il en soit, nous avons à rechercher ce qu'est le petit osselet @. Devrons-nous le considérer comme un Os qui vient assez.tard, et qui serait le noyau d’une lame destinée à renfermer et à faire disparaître sous une cloison la gorge qu'il recouvre ? Pourquoi, dans ce cas, ne l’aurions-nous pas rencontré sur l’autre rocher? Ou ne serait-ce que le congénère d’une bandelette osseuse S de l'interpariétal, fig. 17, que nous voyons bien distinctement à gauche (fig. 1) articulé avec le pariétal? Mais il faudrait admettre pour cela que linterpariétal füt devenu plus rudimentaire d’un seul côté, et que, tombé par affaissement sur le rocher, il fût parvenu à s’y souder; et avant tout, il faudrait acquérir la certitude qu'il ne manque point à droite. Or nous ne le savons pas, le sujet de nos observations ayant perdu une partie des os dont
(353) se compose la voûte du crâne; et la lithographie de, M. Lallemand, qui le représente entier, mais qui en ce point n’a pas atteint toute la netteté et la précision désirables, n’y pouvant suppléer. Nous n'insisterons pas davantage, nous bornant à indiquer ici une lacune.
Des os de l'oreille.
J'ai, en parlant du rocher, traité du véritable système osseux de l'organe auditif; il est cependant d’autres pièces, dites plus particulièrement, os de l'oreille. On a pu voir ailleurs (1) comment ces pièces, ayant une origine distincte, un tout autre emploi et une haute importance chez les poissons, se marient, réduites à des dimensions rudimentaires, merveilleusement avec l’ouie, dans tous les animaux à respiration aérienne, Placées aux abords de cet organe, c’est en les traversant que les rayons sonores pénètrent dans le rocher. Selon qu'elles en génent plus ou moins l'introduction, on apprécie leur efficacité, on leur attribue plus d'activité.
Des os, ainsi réduits à un minimum de composition, se ressentiront-ils davantage de l'influence pathologique? Il n’en est rien ; mais le rocher ayant
( 1) Pairosopute ANATOMIQUE, Organes resptratoires, pages 45, 55 et 442,
lu, | à
crü outre mesure, ils lui sont unis, de manière à présenter une situation plus inférieure ou plus
rapprochée de la ligne médiane. Le tympanal Q, fig. 24, ou los dit le cadre du tympan, forme une portion de cercle à branches moins prolongées, à extrémités moins curvilignes et à diamètre plus court;t’est à peu près la figure d’un fer à cheval. Le corps, ou le point de réunion des branches, a plus de relief à son fond, et sa gorge en dedans montre plus détendue et de profondeur; mais il paraît, à une suture #27, qui n’est pas entièrement effacée sur lun des tympanaux (fig. 24), que ce volume si considérable est dû à la présence du cotyléal (1), qui se serait soudé et confondu avec la portion coudée du tympanal. On n’aperçoit plus, mais parce qu'il y est aussi soudé, le serrial, ou los du cercle découvert par M. Serres.
Il ne manque d'ailleurs aucun des quatre osselets, et chacun à dé’ plus conservé sa forme son, articulation et son usage. Car bien que létrier soit réduit à une simple lame triangulaire d'un côté et de l’autre à uné tige à deux branches, il ne diffère pas de son état normal, où lon trouve pareillément qu'aux premières époques de formation, la traverse qui réunit ces deux branches forme
(x) Voyez plus bas le Mémoire dans lequel je décris les pièces
de l’oreille externe.
une spatule à part et de nature cartilagineuse,
Notre figure 24 laisse voir distinctement : 1° sa partie principale en fer à cheval ou le tympanal ; et 2° le cotyléal au-dessous, où du moins ce qu’en montre un reste de suture. Je n’ai pas cru devoir faire figurer le marteau, qui était dans l’état ordinaire, ni même l’étrier, dont la description précédente donne une idée suffisante. L’enclume est représentée fig. 25.
Du sphénoïde.
Le rocher vient en dedans s’insérer sur la gorge que forment sur le côté et à leur articulation l’occipital inférieur et la portion basilaire du sphénoide. Pour que nous trouvions cette relation dans notre sujet, 1l faut que, contre l’opinion de M. Lallemand, nous tenions la pièce X, fig. 7, pour une portion de l’occipital inférieur. En pareil cas, les connexions décident; et ce pointjugé, le sphénoïde, qui autrement eût présenté des anomalies indéchiffrables, rentre dans les conditions ordinaires.
J'ai déjà fait mention des ptéréaux ( grandes ailes ) et des hérisséaux (apophyses ptérigoïdes ) E. Ce qui reste à comprendre sous le nom de sphénoide et ce qui forme à l'âge de notre fœtus lorgane figuré sous le n° 6, ne se composent plus que de quatre matériaux primitifs, savoir : de l’une et de l’autre éngrassial CE, de l'entosphénal Z et de
( 36) l'hippophénal Y, c'est-à-dire des corps sphénoidaux antérieur et postérieur. | Ces derniers différent peu de l’état TERRE sice
n'est par une moindre dimension. Supérieurement
et entre les ingrassiaux est un sinus longitudinal pour la racine des nerfs olfactifs, un peu en‘arrière une gouttière transversale extrémement étroite pour celle des nerfs optiques, et plus postérieurement en est une autre parallèle, mais bien plus large et plus profonde; c’est la fosse pituitaire, laquelle est bordée comme d'ordinaire par le rudiment des apophyses clinoïdes postérieures. Inférieurement on remarque également les mêmes dispositions qu’à l'ordinaire. Les deux corps sphénoidaux, toujours à cet âge confondus et soudés l'un avec l’autre, sont cependant comme distingués sur les côtés par les tubérosités articulaires des ptéréaux ( les ailes sphénoïdales de la région oculaire ).
lies grandes différences sont toutes pour les ingrassiaux, Observez que de tout l’ensemble figuré n° 6, ce sont les seuls os en contact avec le cerveau. Celui-ci manque, ceux-là varient; mais, ce qu'il ne faut pas perdre de vue, ils varient seuls, non avec eux les corps sphénoïdaux, qui leur servent de support et avec lesquels ils se confondent de fort bonne heure par des articulations synarthrodiales. Il n’y aurait que.ce fait pour établir que ce sont
(37 ) là des matériaux qui jouissent de quelque indépeudance, qu'il faudrait déjà en faire la distinction.
Quand dans mon mémoire sur le sphénoïde, jen vins à discuter les motifs qu’on avait allégués pour remplacer les anciennes dénominations d’ailes d'Ingrassias par les noms d'appendices ensiformes où d’apophyses xiphoïdes, j’observai que le caractère invoqué, la forme en épée, n'était qu’une circonstance toute spéciale de l'anatomie humaine, quine pouvait s'appliquer à aucune autre conformation de l'anatomie des ‘animaux ; cependant j'avais encore trop accordé, puisque ce n’est une forme donnée en anatomie humaine que sous l’obligation de conditions elles-mêmes déterminées.
Que les masses encéphaliques viennent, je ne dis pas à manquer entièrement, comme dans le “sujet de la pl.T( voyez fig. 6); mais que seulement, comme clans nos deux autres exemples, elles n'arrivent pas à toutleur développement ordinaire, les os'‘de la périphérie intérieure éprouvent une momdre poussée, et des partiesrondes apparaissent en remplacement de surfaces aplaties. Telle est l'histoire de nos ingrassiaux, qui, au lieu d’être étendus en table sur les côtés (voyez pl. IT, fig. 10, 1: et 15) et de présenter de larges surfaces, se relèvent en rondes bosses, et prennent la forme d’un demi-anneau, pl. 1, fig. 6; et pl. IIE, fig. 12. Ils se
TRI réduisent ainsi à une portion de cercle pour servir à l'encadrement des nerfs optiques.
Ce n'est pas que, malgré cette singulière métamorphose, on ne puisse parvenir à y retrouver le principe de leur conformation habituelle. En effet le bord antérieur des ingrassiaux dans l’état normal n'est pas droit, mais découpé, de façon qu’on distingue sur le milieu une gorge laissant en dehors l'apophyse en forme d'épée, et en dedans une saillie plus obtuse (voyez pl. IT, fig. 13). Qu’après cette observation vous veuillez revenir à l'ingrassial dans son état pathologique, pl. I, fig. 6, lettre OE, vous aurez à remarquer que sa partie antérieure présente aussi encore plus distinctement deux apophyses, l’externe très-aiguë et. l'interne ovoide, toutefois avec cette différence, que-dans le premier cas l’apophyse ensiforme s'étend de côté, et que dans le second, au contraire, elle a sa pointe dirigée en avant. Je rapporte leurs dimensions prises sur des sujets de même âge, savoir, pour le premier, trois lignes de devant en arrière.et six lignes d’un bout à l’autre latéralement, et pour l’ingrassial à l'état pathologique, trois lignes d'avant en arrière et deux seulement en côté (1).
(1) Jai fait représenter pl. II, fig. 12, un ingrassial dans une circonstance remarquable. L'intérêt de cette pièce tient à
ce que je l’ai retirée sans rien rompre du sujet monstrueux que
( 39 ) Du frontal.
S'il est dans la destinée des o5.de la tête de varier
que j'ai décrit plus bas sous le nom de déféncéphale. Cette observation m'a confirmé qué c’est là une pièce sus generis. Les ammaux me l'avaient montrée ayec ce caractère, mais non l’homme dans l’état normal. Placée chez celui-ci, plus qu'aucune autre pièce du-erâne, sous l'influence du cerveau, dont elle supporte les masses et dont elle ressent toute la poussée, -elle arrive à un développement si grand, que la précocité de sa soudure avec l’entosphénal en est un résultat nécessaire. Dans les animaux, au contraire, où le cerveau à moins de volume, ét où cet organe exerce par conséquent moins d’empire sur les os de son entourage, elle rentre davantage dans les conditions générales de tout le système osseux. Mais enfin, dans la présente anomalie, c’est-à-dire dans un fœtus humain sans cérvéau, chez lequel l’ingrassial n’est développé que tout autour du nerf optique (celui-ci conservé sain:et entier où n'existe aucune trace de substance cérébelleuse), et chez lequel l’ingrassial éprouve comme une rétraction sur lui-même, ilne pouvait manquer de manifester ses qualités d’individualité, et c’est ce qu'établit en effet notre pièce figurée pl. IIL, n° 12.
Remarquez-en, je vous prie, les formes, et voyez que les dissimilitudes’de cet osselet dans ses deux états normal et pathologique ne sont pas d’un genre absolu. Les figures 11 et 12 vous en mettent sous les yeux les deux différentes conditions. Orles mêmes lettres vous indiquent les points communs par où nos deux ingrassiaux se ressemblent : r est le front de la
pièce, s.sx partie postérieure, 72 sa gorge, formant arche de
d'autant plus qu'ils ont à recouvrir une surface cérébrale plus considérable, que ne devons-nous pas attendre du frontal? On sait que d’homme à homme les degrés de l'intelligence se mesurent sur l'étendue superficielle et les saillies plus ou moins grandes de cette première pièce de la boite cérébrale. Dans ce cas il faudrait admettre la conséquence que là où il ne reste aucune trace de l'organe matériel de la pensée , il ne reste vestige non plus de ce qui en forme l'enveloppe. Cette conclusion serait tout au plus de rigueur si le frontal n’était assujetti qu'à un seul usage; mais nous savons que c’est aussi un os. de la chambre de l'œil, et qu’il n’est pas d’orbite dont il ne forme le bord supérieur (r): par conséquent son'essence
pont pour le trajet du nerf optique ,etr l’apophyse ensiforme. C’est cette dernière portion qui s’accroit dans l'état normal, ét qui est comme laminée par la pesanteur et la poussée du cérveau. Et au surplus je préviens que SL la fig. 11 représènte à part un ingrassial à l’état normal, ce n’est pas que j'aie réussi, sans la moindre rupture, à l’isoler du noyau sphénoïdal. (Jai depuis, dans un fœtus plus jeune, trouvé cet os séparé.) ?
(1) Je ne connais pas d'exemple plus propre à donner la démonstration de cette proposition que celui du frontal des baleines franches. Je m'étais occupé dès 1807 de la détermination de leurs os craniens, et j'ai depuis , dans mes cours , insisté sur plusieurs points de cette merveilleuse organisation. Aïnsi ‘j'ai déjà cité (Ann. du Mus., t°X, p. 364) le fait de dents réelles, de
est double. En butte à deux emplois, il est néces: sairement subdivisible ; nul doute alors que ses
germes de dents que j'avais trouvés, et qui existent effectivement durart les dernières époques de la’ vie fœtale dans un canal alvéolaire qui ne tarde pas à se remplir ; et je dirai aujourd’hui quelles sont aussi les singulariiés du frontal chez le plus volumineux des animaux.
Le cerveau des baleines est très-petit, et bien plus encore la portion cérébrale qui est coiffée par le frontal. Ajoutons à cette considération celle d’une des plus singulières anomalies de l’anatomie comparée ; anomalie qu’il serait trop long d'exposer et d'expliquer ici; c’est la, position des yeux, si écartés l’un de l’autre’, qu’on les trouve, l’un à droite et l’autre à gauche, tout près et en arrière de la commissure des lèvres. Ces yeux euxmêmes sont bien loin de pouvoir se rapprocher l’un de l’autre à cause de leur volume , puisqu'ils sont extrêmement petits.
Dans cette occurrence, si les parties osseuses se fussent trouvées formées par un assemblage de molécules sans dessein et irrégulièrement jetées cà et là sur les parties molles, uniquement afin de protéger ces parties délicates partout où elles se ré-
pandent , il est certain qu’à la distance où sont les deux bouts du frontal, qui seuls ont une destination manifeste, il y aurait ‘deux os correspondant, aussi-bien que chacun de leurs services, à leurs deux différentes localités. Voilà pourtant ce qui n’est pas. °Chaâque!service n’est plus assuré, comme dans les cas ordinaires, “par‘deux lamés opposées de: situation l’une à l’autre; mais il l'est dans les baleines par des extrémités distantes et indépendantes : Cest le résultat que les anomalies de la face rendent inévitable. Mais malgré cette duplicité de choses et de fonctions, il n’y a cependant qu'un seul frontal ; etle moyen pour qu'il en
soit ainsi, moyen par lequel il est pourvu à l’union des deux
deux parties ne soient différemment sensibles à l'événement pathologique que nous considérons : l’une en subira tous les effets quand l’autre y restera entierement étrangère.
Voilà ce qui est, ce qui s'est passé au sisi de notre frontal K. La portion oculaire est intacte : c’est à peu près la même ouverture, la même étendue de bord orbitaire. La corde de l'arc est de onze lignes : on y voit de même, du côté interne, une échancrure ordinairement pratiquée là pour le passage des artère et nerf coronaux; mais en arrière, où le frontal auraït dü prolonger sur le cerveau une longue et large calotte osseuse, il ne présente plus qu’une lame exiguë, qu’une partie rudimentaire du sixième au plus de la Longueur ordinaire pour le même âge.
Du pariéta L
M. Lallemand s’est déterminé à ne l’admettre que comme un débris (voyez T), et encore y fai-
portions extrèmes et à la conservation én ce,point d’un-système unique ; est un manche établi intermédiairement entre la partie cérébrale du frontal et sa partie oculaire: Ainsi don’y à qu'un seul frontal; mais sa forme reproduit à peu près celle d’un fémur : c’est un os long; il est situé en travers du crâne , ‘allant du centre, savoir, le frontal de droite à droite, et-le frontal de
gauche à gauche,
sait-1l concourir la lame $, que J'en ai détachée et trouvée distincte, Dans l’état présent des choses, cet os consiste en une bandelette longue d’un pouce et large de trois lignes. Ce serait, suivant mot, en prendre une notion fausse que d’y attacher l’idée d’un débris, puisqu'il n'est dérogé à son essence que par la privation de lun de ses emplois, celui de servir de calotte aux hémisphères cérébraux. Mais d’ailleurs il reste, dans sa contraction, dans sa petitesse, tout ce qu'il doit être pour ne manquer à aucun autre de ses services et de ses allances. Car enfin il s'articule par son long bord extérieur avec Le temporal, non-seulement pour la connexion qu'il doit à celui-ci, mais de plus pour laisser aux fibres extrêmes du crotaphite la surface qui leur revient à ses dépens. A lun de ses bouts 1 s'unit au frontal, et par le bout opposé à l’occipital supérieur. Enfin nous aurions encore à faire remarquer son articulation du flanc intérieur avec linterpariétal, si ce n’était pas anticiper sur les faits de la discussion suivante que de donner à ce moment la détermination et le nom de l’os numéroté S.'
Le pariétal est une pièce toute de l'homme dans ce sens que c'est dans cette seule espèce qu'il arrive à son plus haut point de grandeur : les animaux le montrent se rappetissant insensiblement, de telle maniere qu'il n’est plus (méconnu pour ses dimen-
sions rudimentaires dans les oiseaux et beaucoup d'ovipares), qu'il n'est plus, dis-je, considéré que comme un fragment du frontal, sous le nom de frontal postérieur ; proposition que j'avance ici, et que je me réserve d'établir par la suite. Le pariétal, sous le rapport de ses dimensions, suit donc celles des hémisphères cérébraux : il augmente quand ceux-ci sont considérables, et tombe à presque rien avec ceux-ci réduits eux-mêmes à fort peu de chose. Or, si telle est la destinée des pariétaux, nous n'avons pas à nous étonner que dans la même espèce, où l'observation fait apercevoir deux états qui différent du tout au tout, de la présence à l'absence, nous en venions à rencontrer une aussi grande différence que celle qui existe entre le pariétal à l'état pathologique et cette pièce dans ses conditions normales.
Servant dans les ruminans de: ceinture aux masses encéphaliques, le pariétal se glisse sous le temporal, et va s'unir aux parties latérales du sphénoïde postérieur. Cette observation présente ce genre d'intérêt, qu’elle s'applique à des animaux vivant paisiblement d’une nourriture végétale’; ceux, au contraire, que la faim rend cruels ont le temporal large et bombé, en sorte que presque toute sa surface intérieure ést en contact avec le cerveau. M. Gall, qui place l'organe du meurtre au centre du temporal, accueillera cette remarque.