‹ Philosophie anatomique. Des monstruosités humaines. Ouvrage contenant une classification des monstres; la description et la comparaison des principaux genresChapitre 51 sur 62 · IL · texte numérisé non relu

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observées. On pense bien qué cé n’est point ‘ün travail complet que jé pouvais donnér. A toute entreprisé dé comparaisons il faut de prermièrés bases, et il n’est encore venu à l’esprit de personne de décrire les monstres systématiquement, comme ont fait les zoologistes à l’égard des animaux réguliers. Pour commencer ce travail, je me contenterai des crânés que j'ai sous les yeux: Ces maté: riaux me paraissent devoir suffire pour le moment: car, outre leurs propres caractères que l'observation y peut facilement apercèvoir, ce que ces crânes présentent de capacités et de formes à l’intérieur donne uné idée trés-approximée du cerveau ; et c'est, comme ôn l’a vu plus haut dans le paragraphe du système cérébro-spinal, c’est, dis-je, l'organe le premier et le plus CRRCPACERAORE" atteint par les causes perturbatrices.

Je nomme les quatre espèces de podencéphale, podencephalus éburneus, podencephalus longiceps, podencephalus illustratus ét podencephalus biproralis. Je les range ici dans l’ordre chronologique de leur déformation, c’est-à-dire relativement aux époques où jé crois que chaqué espèce à éprouvé les premiers Sÿmptômes de sa lésion organique: L'eburneus en aura été, si je ne me trompé, plus tôt affecté, et le id dat plus tard. |

( 451) Première Espèce. Podencephalus eburneus.

M. le docteur Gall a fait graver le crâne de cette espèce dans son ouvrage intitulé : Ænatomie et Physiologie du système nerveux (voyez pl. XIV, fig. 3, in-4°, 1810). Les observations suivantes ont éu pour objet l'original même de cette figure, dont- M. Gall à bien voulu me permettré de disposer.

Ce crâne, vu par le sommet, est compris entre trois lignes égales (de 0",070 de longueur): l’une prolongée d’un temporal à l’autre, etles déux autres de chaque temporal au point de larticulation des inter-maxillaires. Les orbites étaient tellement surbaissés et le frontal si descendu sur la couche d’os inférieure, que les ingrassiaux ét l'éminence derrière la selle turcique dépassaient én dehors le sommet de la tête; mais, en revanche, les yeux » étaient écartés et les jugaux fort rejetés latéralé- | ment. Je n’ai aperçu aucune trace d'inter-pariétaux. Avaient-ils été enlevés avec le derme, où sé trou! | vaient-ils confondus et soudés avec les frontaux ? | Je l'ignore. Les pariétaux ne prolongeaient aucune | de leurs parties l’une sur l’autre : c'étaient des os minces à surface peu étendue, écartés sur le côté, | et servant là de couvercles à une portion médullairé | interposée dans une cavité propre, entre la fosse | orbitaire et le rocher. L'ouverture du vértex dit

crâne, qui forme le principal caractère des podencéphales, correspondait pour sa configuration aux développemens d’un triangle rectangle dont lhypothénuse avait plus de longueur que les deux autres côtés. De l'élévation. du sphénoïde et: de l'articulation singulière des rochers, il résulte trois espaces distincts pour contenir les masses encéphaliques; deux supérieurs, qui ont pour plancher le rocher et pour plafond une petite portion des frontaux et des pariétaux, et uñ troisième vertical, intermédiaire et postérieur, qui est cloisonné intérieurement par le sur-occipital, et qui parait n’être qu’une continuation du canal médullaire cervical. Ces trois espaces sont de capacité semblable, :

J'ai donné à cette espèce le nom d'eburneus , parce que c’est chez elle que les os ont acquis une plus grande solidité. Ils sont compacts et durs au point de prendre un beau poli ; mais ce qu'ils ont gagné en solidité, ils l'ont perdu en dimension superficielle. Un autre exemplaire a fourni anciennement le même sujet d'observation à Wan-Horne.

SECONDE ESPÈCE. Podencephalus longiceps.

Ce que je connais touchant cette espèce est conservé au Muséum anatomique des hôpitaux, établissement créé et dirigé par M. Serres : c’est un crâne, et celui-là même que j'ai fait graver pl. IT, fig, 1 et 2.

Ce podencéphale a le plus grand rapport ave le précédent: cependantsa tête ne serait pas contenue entre les branches d’un triangle équilatéral, étant un peu moins longue entre les temporaux que d’arrière en devant ; c’est cette circonstance ou cette opposition de caractères que j'ai voulu exprimer par le nom de longiceps. Le frontal K, plus large, s'étend sur les ingrassiaux et les recouvre; le pariétal T, également plus large, se prolonge sur la ligne du Sur-occipital, et s’unit avec son congénère. J'ai déjà, dans mon premier mémoire, appelé Pattention sur la forme des inter-pariétaux S, bandelettes demi-circulaires. L'ouverture du vertex est moins grande, et forme un ovale un peu plus allongé d'avant en arrière. Enfin le sur-occipital U était plus épais et plus reculé en arrière ; d’où il s’en est suivi -que l’espace vertical et intermédiaire que cet osselet circonscrit par derrière avait beaucoup plus d’éten- ‘due que les deux cavités supérieures interposées du rocher à la fosse orbitaire. Le cervelet devait moins que dans le précédent podencéphale participer aux conditions rudimentaires de toute la masse encéphalique, ou tout du moins l'emplacement qu'il remplit offrait-il plus de capacité.

J'ai fait représenter, pl. VI, fig. 7, cette cavité, que j'ai rendue visible au moyen d’une coupe longitudinalé sur la ligne médiane :elle est circonscrite supérieurement par Le pariétal T, postérieurement

par le sur-occipital U, inférieurement par l’ex-occipital V, et antérieurement par le sous-occipital X. C'est dans une autre situation: que sont (ces: pièces dans l'être régulier : une torsion du crâne en ce lieu explique ce changement. P est le rocher, et Y une portion du corps sphénoïdal. Cette coupe a l'avantage de montrer l'épaisseur de'ces os. Ainsi ce qu'ils ont perdu en étendue superficielle, ils l'ont retrouvé dans une autre dimension : la même somme de molécules est donc toujours distribuée sur chaque pièce, quelle qu’en devienne la forme, soit dans les monstruosités, soit dans l’état normal.

TroisièmE Espèce. Podencephalus illustratus.

Je. devais ce nom à l’espèce que j'ai décrite en totalité : voyez les figures 2 et 5 de la planche. VI, laquelle est toute consacrée à ce podencéphale, J'y ai d’abord voulu exposer et rendre avec soin les mamelons du cerveau; mais je me suis de. plus aussi proposé d'y donner les os du derrière de la tête. C’est donc dans cette vue, et principalement pour me ménager les moyens de caractériser ces os dans la circonstance présente, que.je les ai fait mettre à nu, et même que j'ai indiqué, fig. 5, par des lignes ponctuées les détails de ceux qu'une couche supérieure de substance méduüllaire me privait d’apercevoir.

L'ouverture du vertex ressemblait, pour sa disposition triangulaire, à celle de la première espèce; mais elle en différait par plus d'étendue, Le grand côté du:triangle était de 56 millimètres, .et chacun des deux autres côtés de..35. Les ingrassiaux paraissaient; avoir été comme écrasés : non-seulement ils étaient descendus fort au-dessous du plan des coronaux, mais, gênés dans leur développement par le poids ou par la résistance des parties supérieures, ils étaient aplatis. Ils sont exprimés en traits ponctués, fig, 5, lett. OE.

Les frontaux K, comme les pariétaux T, étaient plus. petits, surtout ces derniers, qu'on voit, fig. 2, réduits à l’état de deux bandelettes étroites, articulées par un bout avec le frontal, mais bien mieux attachées aux temporaux,. que ces bandes bordent dans leur longueur : de cette manière, les pariétaux étaient rejetés latéralement, sans qu'aucune de leurs parties püt se porter de l’une sur l'autre. Lesoccipitaux U V et X étaient situés comme dans les espèces précédentes; toutefois l’espace qu'occupait le cervelet présentait une étendue plus considérable. Enfin toute l’ossification avait moins de densité, principalement les os de la face.

QuaTRiÈME Espèce. Podencephalus biproralis.

Le crâne d’après lequel j'établis cette espèce fait

\ { 456 ) ue du Muséum TRE du Jardin du Roi ; je n'en aï point fait prendre de dessin. | “Un plus grand renflement de Pencéphale a donné plus d’étendue à à l'ouverture du vertex. Il en’ est résulté, 1° que [a cloison formée par les occipitaux est, à une distance proportionnellement plus grande enarriere, ce qui procure plus de longueur à a la tête; 2° que le sur-oétipital, unique dans les autres podencéphales, est resté, dans le biproralis commé aux époques des premières ‘formations , ‘partagé en ses deux élémens primitifs. Les deux sur-beciz taux sont séparés par un intervalle de: cinq millimètres: De cette cifconstancé et du nom de! prôral donné à l ensemble des pièces quand elles ‘sont soudées les unes avec lés' autres, nousnous sommes crus fondés è à caractériser et à nommer cette espèce comme ci-dessus. | | À

S XII, De rA MÈRE DU PODENCÉPHALE ET Dis x CIRCONSTANCES DE SA GROSSESSE. .

Cette malheureuse mère est sos aib Joséphini dans le cercle assez borné de ses relations. C’est de son aveu ci je donne ici ses noms, Marie-J oséphiné Dorée; son âge, vingt-huit ans; sa profession, domestique; son état civil, fille vivant, sous la foi d’une | promesse de mariage, avec un aide de cuisine plus jeune qu’elle, du nom de Timan; et les conimu-

nications suiväntes touchant sa grossesse, Joséphine est une femme de moyenne taille, d'une complexion faible, maigre, à teint clair et à cheveux châtains foncés. Elle devint mère, en août 1821, pour la première fois. Entrée à l’'Hôtel-Dieu, et afin d'y obtenir plus de considération, elle s’y donna pour femme mariée, et s’y fit inscrire sous les noms inexacts de Marie - Louise Tilman : admise le 25 août, elle occupa, jusqu’au 17 septembre, le lit n° 6 de [a salle Sainte-Monique.

J'ai retrouvé cette femme rue de la Savonnerie, n° 10, à Paris, n'ayant pour logement qu’une soupente pratiquée dans le comble d’un grenier. Enceinte, ellé n'avait que ce gite, où, après avoir monté cinq étages, elle arrivait, c'est-à-dire à un sixième, par escalade et en gravissant le long d’une échelle placée presque droite. De quelles douleurs mon désir de savoir ne m'a-t-il pas alors rendu conident ? "4:

Mes informations furent prises tant auprès de Joséphine que de Tilman : je les ai tous deux rencontrés dans les deux visites que je leur ai faites. Il m'a paru nécessaire d’aller, un mois après, vérifier l'exactitude des faitsqui m’avaient été communiqués lors de ma première information.

Joséphine avait d’abord été une cuisiniere dans laisance ; mais ses liaisons avec Tilman lui firent perdre sa place el successivement tous ses autres

avantages. Devenue enceinte, elle n’en fut que faiblement affectée, et seulement dans la crainte de ne pouvoir rentrer en maison, ou de n’obtenir qu'une place difficile à tenir. Tombée présentement dans la plus affreuse misère, et conséquemment toute dévorée qu’elle est aujourd’hui parle chagrin, elle se plaît cependant toujours avec le compagnon de son choix, et vit avec lui sans y être portée par aucun désir de volupté, qu’elle ne connut jamais.

Cependant ses pressentimens se vérifiérent : sortie de place à Noël 1820, elle rentra dans une autre vers le 15 janvier suivant; mais cette fois, forcée de toutavouer, elle trouva desmaitres peudélicats qui la prirent pour domestique à tout faire,etquiabusèrent de ses forces. Ainsi elle fut employée aux travaux les plus durs, comme fendre le bois, le monter à un troisième étage; faire des savonnages, et les pourvoir d’eau, qu’elle puisait elle-même et qu’elle montait dans les appartemens; porter aussi dans les caves, à un second étage inférieur, de l’eau, et l’'employer à rincer des bouteilles ; frotter les chambres, etc. Vers la fin du ; jour, c'était une fatigue extréme, qui se faisait ressentir par de cuisantes douleurs, surtout aux pieds.

ce train de vie plus de trois semaines : excédée et malade même assez

Joséphine ne put tenir à

gravement, elle se décida à reprendre sa chambre, vers laquelle elle s’achemina, non sans éprouver

plusieurs fois des défaillances en route. Ayant à rapporter ces faits à l’âge de la grossesse, je fixe le commencement de celle-ci au 19 novembre 1820, en calculant le temps de la gestation sur le pied de deux cent quatre-vingts jours. Le résultat de ces excessives fatigues fut un gonflement considérable du ventre, qui fut singulièrement douloureux, qui dura de quinze à vingt jours, et qui se dissipa par le repos.

Ainsi l’état de souffrances de Joséphine se compliquait des incommodités qui accompagnent assez souvent les grossesses, de malaises, de douleurs dans le côté droit, et de vomissemens assez fréquens. Il ÿ eut si peu de reläche dans son état, qu'elle renonçÇa à se réengager dans le service. Alors pour vivre ainsi sans gagner, 1l lui fallut fréquemment recourir à l'assistance, si chérement vendue, des maisons de prêt.

Cependant Joséphine allait journellement rendre des soins à une sœur marchande de grosse faïence, laquelle mettait aussi ses secours à prix, en occupant sa sœur à porter sa marchandise vendue : c'était le plus souvent des fardeaux si lourds, que Joséphine’ s’en est plusieurs fois trouvée mal en chemin; ce qui lui-arriva nommément la veille de ses couches, ayant eu ce jour deux paniers. tréspesans à porter.

Une circonstance de la grossesse sur laquelle le

père de l’enfant insistait beaucoup , ‘était Le peu d'apparence du ventre : Joséphine en avait été ellemême très-occupée, au point de s'attendre à une couche extraordinaire. Cependant l'enfant dont elle accoucha était, à la tête pres, fort gros, plus volumineux du corps que ne le sont ordinairement les nouveau-nés. La quantité plus ou moins grande des eaux de l’amnios explique ces différences :’il parait qu'il y avait pénurie de ces eaux chez Joséphine. Ce serait aussi à conclure des faits suivans. Quelques douleurs surprirent cette femme dans la matinée du 25 août, et l’engagèrent à se tenir sur ses gardes. Une douleur plus vive fut suivie d’un écoulement en blanc, mais peu abondant, bien moindre que celui des menstrues. Une coquille de noix, au dire de Joséphine, eût recueilli tout ce liquide. Cependant la poche fœtale auraitelle été percée dès ce moment ? Ce qui le pourrait faire croire, c’est qu'aucun autre écoulement ne précéda l’enfantement.

Sur ces indices, Joséphine se détermina à se rendre à l’'Hôtel-Dieu : elle s’y présenta sur les onze heures du matin. Puis, se sentant mieux, elle retourna chez elle; mais enfin elle reparut, et prit position sur les cinq heures du soir. L’accouchement eut lieu dans la nuit, de onze heures et demie à minuit. Rien n’annonçant qu'il düt être aussi prochain, Joséphine accoucha, sans être au-

cunement secourue, seule et sans difficultés. La tête de l'enfant n’avait point assez de volume pour être retenue long-temps au passage.

Quand cette malheureuse mère eut appris de quel enfant elle venait d’accoucher, elle s’occupa de ce qui avait pu en causer la difformité, et elle se fixa sur les circonstances suivantes, qu’elle communiqua d’abord à l’'Hôtel-Dieu, à M. Jacquemin (1), et qu'elle me raconta depuis à RE près dans les mêmes termes.

Première remar que. Elle était enceinte d'environ six mois, quand elle se trouva dans une rue à portée de deux hommes qui se battaient : elle ne put éviter que l’un d'eux ne la heurtàt, d’où elle fut renversée sur une borne. Elle sentit des lors, dans le bas-ventre, comme un mouvement violent de l'enfant : elle crut déméler que son enfant s'était agité à l'ordinaire, mais bien plus vivement : elle en avait pu apprécier le degré par une sensation des plus douloureuses. Elle s’écarta, et, quelques pas plus loin, se trouva mal. Ce fut avec beaucoup de peine, émue et fort souffrante, qu’elle rentra chez elle. Les jours suivans, elle fut malade au point de garder le lit; et, depuis, elle ne cessa d’être plus ou moins incommodée.

{a) L’éléve interne alors attaché à la division de M. le docteur

Petit, jeune élève en médecine donnant de grandes espérances.

Deuxièmeremarque. Étant dans le huitième mois de sa grossesse, Joséphine eut aussi l'esprit frappé, et ne cessa de s'occuper d’une hideuse figure, qu'un jéune mendiant, placé à une porte d’auberge; lui offrit plusieurs jours desuite : c'était sur cette cir-

constance que Joséphine insistait le Fo. y ramenant sans cesse ses réponses.

J'ai reçu aussi de cette femme une autre communication que je crois utile de rapporter. On ne parvint pas à la délivrer, peu après son accouchement. À un premier essai, on cassa le cordon ombilical : le chef du service survint, qui ny réussit pas, davantage. On laissa Joséphine en repos, et ce ne fut qu'à la visite du lendemain matin, dix heures après, que M. Jacquemin lui donna ses soins et la soulagea. À ce moment mêmé, les efforts de la matrice n'avaient point disposé le détachement du placenta, et 1l ne céda qu’à des soins \ préalables et manuels. M. J acquernin m'a confirmé ces détails.

Posr-scriprum. Les circonstances d’une grossesse, durant laquelle un enfant monstrueux se développe, pouvaient offrir de l'intérêt; j'ai désiréles connaître, et je viens de donner ce que j'en ai pu récuéillir. J’ai agi sans préventions ; absolument sans aucune idée d'avenir. Ainsi, quand j'ai eu écrit al y à six mois le récit qu’on vient de lire, j'ignorais de quelle

( 465 ) manière je pourrais lelier à l’histoire physiologique des monstruosités. Au moment de faire usage de ce récit, J'ai cru ne devoir rien changer à ma première rédaction, chacun pouvant de cette manière employer, commenter et raisonner à son gré les faits qui y sont rapportés.

Cependant ce ne fut pasuniquemént pour ce but éloigné que je les recueillis, principalement quelques détails qui mé paraissent peu compatibles avec le sérieux de cet ouvrage : il était de plus entré dans mon plan d'employer pour mon propre compte ces mêmes renseignemens. Satisfait de les avoir présentés dans une sorte d’a-parte, j'en réserve la discussion pour le mémoire suivant.

EXPLICATION DES PLANCHES VI Et VII.

Premièrement. De la planche VI, ou dela planche relative au podencéphale.

Nora. Toutes les figures de la planche VI sont repré- sentées de grandeur naturelle, excepté la fig. 8, diminuée de moitié. Elles donnent tous les faits de monstruosité du podencephalus illustratus ; la fig. 7, quelques-uns dé ceux du podencephalus longiceps, et les fig. 3 et 4, certaines

conditions du système circulatoire chez des fœtus réguliers.

Fr) F1c. 1. Tête représentée de profil, pour faire apprécier l’état inverse du développement de la face et de la boîte crantenne

( 464 ) | dans cette monstruosité. La face, seule favorisée dans son accroissement, reproduit certaines conditions du caractère nègre; le nez large et épaté, les mâchoires avancées, et généralement l'angle facial plus aigu. Le

d'hémisphère droit du cerveau : g hémisphère gauche.

F1c. 2. Elle a pour objet tant les anomalies du système sanguin exprimées par ces lettres italiques, que la forme des os du crâne, indiquée par des lettres majuscules.

a artère sous-clavière droite : b carotide primitive : c cœur : d crosse de l’aorte : e artère sous-clayvière gauche : f cervicale transverse : g hémisphère gauche : Z vertébrale : Æ aorte : z carotide externe : J carotide interne : Z linguale : »# sous-mentonnière : 72 temporale : o auriculaire postérieure : p sphénoépineuse : g occipitale postérieure : r thyroïdienne supérieure : s thyroïdienne inférieure : £ corps non 5 297 essor z diaphragme.

d' lobe cérébral de droite : g’ lobe cérébral de bia

K frontal : R temporal : T pariétal : U sur-occipital : V exoccipital : X sous-occipital.

Fre. 3. Développement de la carotide primitive d’après un À enfant nouveau-né et un sujet dans l’état normal.

À artère sous-clavière gauche : B carotide primitive : E sousclavière droite : I carotide externe : J carotide interne : L linguale : N temporale : O auriculaire postérieure : Q occipitale postérieure : R thyroïdienne postérieure : S D dr inférieure : T corps thyroïde.

Frc. 4. Développement de la carotide primitive d’après un enfant de quatre ans, mort d’une inflammation du cerveau.

b carotide primitive : z carotide externe: 7 carotide interne.

Fic. 5. Cerveau vu par le sommet et d’avant en arrière. d lobe cérébral droit : g lobe cérébral gauche.

Pièces ducräne ; K frontal : OE les ingrassiaux, marqués en lignes ponctuées : R temporal : T pariétal : V ex-occipital : U sur-occipital.

F1G. 6. Toutes les masses encéphaliques et une portion de la moelle allongée vues par derrière.

a moelle allongée : b lobe gauche du cervelet : b lobe droit du cervelet : g lobe gauche du cerveau : 4 lobe droit du cerveau.

F1c. 7. Coupe prise d’après le crâne du podencephalus longiceps.

P rocher : T temporal : U sur-occipital : V ex-occipital : X sous-occipital : Y corps du sphénoïde.

F16. 8. Appareil urinaire et dernier intestin ; ils sont représentés de moitié de grandeur naturelle.

a-b avant-dernière poche intestinale : s dernier canal ou rectum (on y a pratiqué une incision longitudinale). Z est le signe d’un lien pratiqué autour de la grande poche, pour y retenir es objets qui y étaient contenus. z et x’ sont deux urétères trèsvolumineux, disposés et contournés comme le sont les intestins grêles ; z l’urétère de droite, et 7’ celui de gauche. De ce dernier côté est un troisième urétère 7, grèle et conformé comme ordinairement. R est le rein, et V la vessie urinaire.

Fre. 9. Vessie urinaire de grandeur naturelle et représentée fendue par-devant, ses bords étant écartés à droite.et à gauche.

V vessie urinaire, vue par l’intérieur : mm, 7, n', ouvertures et rapports de situation des urétères : o pli ou sphincter de la vessie à son entrée dans l’urètre : c entrée du rectum dans le même canal : z ce canal au delà, ou l’urètre.

Frc. 10. Arrivée et convergence au même lieu des trois voies excrémentitielle, urinaire et génitale.

V une section de la vessie urinaire, vue par derrière : 7’ et x IT. 30

-urétères s pelotonnés en 2igzag : ss rectum fendu, volir monlrer

‘ses plis longitudinaux : q prostate.

‘Parties sexuelles ; À testicule : RARE rcanal déférent. Fi6 11. Pénis vu dé face. u le gland.

. Fi. 12. Pénis ouvert longitudinslement. x le: hs Je ‘frein.: d le derme : o les lames du canal intérieur. : . . 1,

“Secondement. De la planche VIT, où dela planche - ‘relative aux organes génito- urinaires des mamm

‘fères et des oiseaux.

Nora. On a représenté les organes génito-urinaires de

“cette planche d’après les espèces ou sujets ci-après; savoir :

fig. 1, le Dindon; fig. 2, 3,4,5 et6, la Poule; fig. 7, 8 |

7, “et9,le Canard; fig. 10, 11, 12, 13 et 14, le Lapin; fig. 1h, la Taupe; et fig. 16, le Paon. re

Fié. r; Parties externes d’un dindon mâle écartées ; ouvertes

“et dessinées sur lamimal vivant. FAN RE | NITTIe

abe ; l'unique orifice des trois vôies des grandes sécrétions, |

‘savoir, de Pexcrémentitielle a, dé la génitale b ét de l’urinairé &'#

:pp Corps caverneux :# grandes lèvres A paire lèvres, 0.

Fi. 2: Les mêmes parties externes d’après üné poule vivante, abe comme dessus : vét 2 de inême : PP ehtoris. h-64 prb

Fic. 3. Les parties externes He poule tout-à- fait ouvertes. U premier espace ou bourse de copulation : V le col ou l’e ntrée

de la vessie : O orifice de l’utérus: : sphincter de lo viductus.

. Fire. 4. Le même appareil sexuel chez la poule, mais beaucoup Hs ouvert et fendu j jusqu’au rectum. | | LE

U est la bourse de copulation, fendue et étendue à à droite et: à gauche : O l'entrée de l’atérus : à celle du grand oviductus.

d-d' est un bourrelet entre la vessie et la bourse de copulation : c’est ce bourrelet qui est indiqué en place, lett. V, fig. 3. b b'est un àutre bourrelet circulaire comme d-d', mais qui forme en dedans une autre ceinture. Entre ces deux bourrelets est la vessie urinaire V, ou ce qui en est le vestige ; les deux urétères aboutissent en £, r. Puis, R estla poche vestibulaïre du rectum, et R' le rectum.

Fire. 5. Le même appareil sexuel de la poule, vu par le côté extérieur. |

R est le rectum; il est là hors desa situation naturelle : : pour l’y replacer, il faudrait en ramener le haut vers le bas de la f Igure; mais il cacherait l'utérus, qu’on a voulu montrer. O est l'atérus ; son entrée a été indiquée, mêmes lettres, fig. 3 et 4. I'estune portion du grand oviductus ou de loviductus de gauche, et ; est l’oviductus de droite en entier. (La dimension de ce dernier organe varie, chez la poule, d’un à quinze centimètres). t,t, sont les urétères.

Frce. 6. Oviductus du côté droit observé sur une poule.

[Cet oviductus, qni est un organe rudimentaire , C'est-à-dire le petit oviductus de droite, est ici figuré à moitié de sa grandeur naturelle chez le sujet où il a été observé : on y voit des formes distinctes, le tube de Fallope »#, l’ad-uterum x, et un canal excréteur o, qui répond sans doute au vestibule de [’ OVIductus. Le tube de Fallope est sans issue à son extrémité. Tout l'appareil s’est trouvé rempli d’un fluide transparent etde teinte laiteuse, qui, essayé au feu , s’est coagulé, et a, de cette maniere, trahi sa nature ARE

Frc. 7. Organes génito-urinaires d’un canard rmusqué mâle. On a féndu la bourse de copulation U par le milieu ; laissé en place le côté droit, et rejeté et étendu la partie située à

gauche : ainsi l’on voit l’extéricur sur la droite, et l'intérieur

( 468 ) Arte

de l’autre côté. myf sont des musclés qu’on n’a pas dégagés de leurs tuniques : P le pénis. 2: indiquent.la rainure, disposée en spirale autour du pénis que doit suivre.la semence : Rlerectum vu extérieurement : ét les urétères : IL les canaux déférens: &z le point de leur insertion. À droitese voit une portion du canal déférent z1 dans son état ffexueux, avec plis et zigzagS comme à l'ordinaire; et à gauche £II, ce même canal en.son.entier et tiré sur lui-même pour en montrer toute la longueur. E est l’épididyme, et A le testicule. O est la vésicule séminale; dans d’autres espèces, elle est plus petite, ou même n’existe qu’en

“traces difficiles à saisir.

F1c. 8. Mèmes organes d’après un canard domestique mâle. Tout l'appareil est fendu longitudinalement , et présente distinctement les parües intérieures. U est la méine bourse de co-

. pulation que chez les ‘femelles ; eile sert à retirer le pénis P. -z.est la ligne de rainure. plus manifeste dans la figure précédente. si sont des tétines percées à l’extrémité, lesquelles proviennent du prolongement saïllant intérieurement des canaux déférens : #t les ouveïtures des urétères. b-0' est le bourrelet” circulaire, mêmes lettres, fig.'4. Le bourrelet excentrique d-d'" ‘qui est dans la poule , Manque dans le canard; le volume con” ‘sidérable du pénis en a ici opéré le déplissement : de plus, lé” refoulement des parties vers l’intérieur, qu’occasione le retrait. du pénis, se fait surtout ressentir à la sortie des urétères, dont “cela porte les orifices sur le bourrelet b-6. ‘N’y ayant plus den

. vessie urinaire bien circonscrite ; les urines se rendent dans la bourse vestibulaire du rectum R, ‘où elles sont privées d'aller plus loin, c’est-à-dire dans le rectum proprement dit R', p4run 7 sphincter très- prononcé et très-énergique s-s. Chez Ja poule, où ù ne manque pas la bride d-d”, le sphincter s-s n’est pas aussi pro" poncé. Ce sphincter s-s, arrive à l'extérieur, quand le canard * doit fienter : l'ampleur du vestibule KR, ses replis longitudinaux à

( 469 ) et l'épaisseur du bourrelet b-d', qui alors se débride momenta-

nément, en font concevoir la possibilité.

F1c. 9. Bourse de copulation d’un canard doiestique mâle.

On s’est borné à fendre la couche museulaire qui enveloppe l'organe sexuel, et on l’a rejeté à droite et à gauche, lett. nr. La précédente figure montrait les tétines des canaux déférens à distance; mais, pour faire savoir que cela tenait à la préparation , on place ici l'entrée de l'organe sexuel dans lPétat naturel. Les tétines £2 sont près l’une de l’autre, et sont même encore plus écartées qu'il ne conviendrait, par l'obligation d’entr’ouvrir la bourse, afin de les rendre visibles ; elles sont dirigées en dehors, et versent dans le repli en-tire-boudin du pénis. P est ce qui en paraît au dehors, quand le pénis est rentré. Vers P, on apercoit au travers des tégnmens le froncement.

du pénis, enroulé-sur lui-même à sa racine.

Fire. 10. Orifices des organes excréteurs du lapin mâle.

a orifice de la voie excrémentitielle , ou anus : bc orifice commun à la voie urinaireet à la voie génitale : P pénis : U bourse de copulation servant à retirer et à contenir le pénis, où som

fourreau : : g glande anale:

Frc. 11. Organes génito-urinaires du lapin mâle.

P l’extrémité du pénis : U son fourreau, ou la bourse de copulation : V la vessie urinaire, et #t ses urétères : O la vésicule s‘minale, et II ses canaux déférens, se réunissant et s’insérant en & : E l’épididyme, composé d’un canal flexueux d’abord distinct, puis ramassé et enroulé : A testicule. Les lignes ponc+ tuées RR indiquent le rectum, et les cercles les boulettes ster-

corales, dont la saillie se manifeste au travers de l'intestin.

FrG. 12. Orifices des organes excréteurs du lapin femelle. a; comme à la fig. ro: bc et g, idem : U bourse de copula-

( 470 } tion (vulve), servant à retirer et à contenir le pénis de la fe- | melle, ou le clitoris.

Frc. 13. Organes génito-urinaires du lapin femelle.

P clitoris : bc orifice commun à la voie urinairé et àla voie | génitale : a orifice particulier à la voie excrémentitielle : V ves= sie urinaire, et ét ses urétères : À testicule de la femelle, où. ovaire : EE tube de Fallope, ou l’épididyme déroulé : II corne de la matrice (ad-uterum), ou le canal déférent du mâle ; on a ouvert ce dernier canal en ii, pour en montrer les plis longitudinaux et son col ou sphincter, du côté de l'utérus : O utérus; onnesaurait, dans le lapin, le distinguer du vagin ou de la bourse de copulation : l’allongement dé ces deux parties, distinetes chez. la plupart des autres mammifères, en occasione chez le lapin la confusion ; ce qui en fait le caractère propre et specifique.

\ “RR, ou les lignes et les cercles ponctués, sont le rectum et les

boulettes stercorales de cet intestin.

E 16.14. Vésicule séminale du lapin, ouvérte. s |

O est cette vésicule, que l’on a ouvérte pour montrer les orifices 1: des.canaux déférens I] : ces orifices sont bordés par un petit bourrelet, vestige des tétines visibles en cé, fig. 8etgi V est une portion de la vessie urinaire, et » son ouverture À dans l’urêtre. j ést l'issue, d’où la semence pénètre dans le même canal.

Fre 15. Orifices des canaux excréteurs d’une taupe femelle.

a est l’orifice de la voie excrémentitielle, & celui de la voie génitale, et c celui de la voie urinaire : ainsi, dans cet exemple, il est une issue particulière et distincte pour chacune de ces voies.

Fic. 16. L’utérus ouvert d’un paon femelle. | U est la partie extérieure de la bourse de copulation. O est

(AT) "Pi

J'utérus ; on l’a ouvert à gauche, pour en faire voir, lett. o’, les:

plis longitudinaux : c’est la même structure qu’en £é,, fig. 13. sr tt sont les urétères.

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