‹ Philosophie anatomique. Des monstruosités humaines. Ouvrage contenant une classification des monstres; la description et la comparaison des principaux genresChapitre 57 sur 62 · LÉGITIMES. | NATURELS · texte numérisé non relu

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En 181752... 145712 0,047.

En 1818..... 14,978 8,089 Eatréro. 24 PNR Lx de 8,64x EnLS 202.04 15,988 8,870 En 1821..... 9:176

À pm + her tt

(Le rapport des premiers chiffres aux seconds, exprimé en des termes plus simples, donne, par à peu près, la proportion de 5 à 3.) Ainsi neuf mille femmes sont devenues mères à Paris en 1817, sans avoir craint d'encourir la réprobation de la société; et plus du quart de ce nombre, au moins deux à trois mille, le devinrent pour la premiere fois, roulant, sans doute pour la plupart, continuellement dans leur esprit, les déplorables circonstances de leur séduction, et restant de cette manière, pendant les longues journées de leur grossesse, sous l’accablement des émotions les plus douloureuses. Cependant comparez l’un à l’autre ces deux nombres : il est si peu de monstres eu égard à la quantité de pareils désordres, qu'on en doit conclure qu'un profond chagrin n’est point une cause prédisposante à la monstruosité. Et d’ailleurs, si les tourméns d’une âme déchirée, en causant le dépérissement de la mère, devaient réagir sur son fruit, ce serait d’une manière générale, sur tout l’ensemble de l'être, sur tous ses organes au prorata, ét non séparément et uniquement sur une seule partie organique, comme cela se voit chez les monstres.

Ajoutez à ceci qu'il n’y a ni plus ni moins de monstres chez les animaux que dans l'espèce humaine, et vous en conclurez surabondamment que notre raison et nos affections morales ne sont pour

( 508 ) rien dans les déformations qui constituent les faits de la monstruosité.

SIIT. DES ADHÉRENCES DU FOETUS AVECSES ENVELOPPES, CONSIDÉRÉES COMME L'ORDONNÉE ET L'UNIQUE CAUSE DE LA MONSTRUOSITÉ.

C’est depuis peu que de nouvelles recherches et un plus judicieux emploi de l’investigation anatomique ontfait apprécier sous de nouveaux rapports l'origine de la monstruosité, et ont porté à attribuer ce phénomène à un défaut d’accroissement, qui a pris en particulier le nom de retardement de développement. On avait bien autrefois exprimé! à peu près la même idée en distinguant les faits de monstruosités en deux classes, dites, l’une par défaut, et l’autre par excès. Une monstruosité par défaut de complément d'organisation et une monstruosité par retardement dans le développement de quelques parties organiques ne paraissent en effet qu’une même considération différemment exprimée. Cependant ce ne sont pas deux expressions absolumentidentiques; elles sontsusceptibles d’une distinction fondamentale. |

On avait entendu autrefois, sous le nom de monstruosité par défaut, l’espèce caractérisée par l'absence d’un ou de plusieurs organes, que cette absence füt ou non originelle; et au contraire on

( 509 ) comprend aujourd’hui, sous le nom de monstruosité par retardement de développement, les cas invariablement réalisés par des obstacles intervenant à l'improviste et luttant contre la marche ha- Pituelle et progressive de l’organisation. Cette distüinction, toute fondée qu’elle est sur une différence peu considérable, n’est cependant susceptible d’aucune équivoque : aussi, par elle, la chaine de nos explications sur les monstruosités est-elle accrochée à un anneau déjà plus élevé.

Les choses en étant à ce point, il n’y a nul doute que, si nous parvenions à faire connaître quels obstacles remplissent de troubles la mystérieuse et inévitable élaboration des corps vivans qui s’organisent, nous aurions aussi nous-mêmes porté plus loin ces explications. Or c’est ce quinous paraît pouvoir se faire, et ce qui résulte en effet de la considération d’adhérences avec ses enveloppes, que le fœtus contracte dans quelques cas bien rares à la vérité.

Long-temps avant d'être fixé sur ces idées, j'avais essayé d’imiter les procédés de la nature et tenté de soumettre à des perturbations méthodiques de grandes compositions organiques dans le moment de leurs métamorphoses, c’est-à-dire à l’époque de leurs premières formations. Jai réussi à quelques égards, ayant fait, pouvant faire des monstres à volonté. Mais ce succès fut cependant renfermé

dans des limites très-étroites, puisqu'il ne s’étendit point sur les monstres, dont le système de déformation formait l'actuel sujet de mes recherches, puisqu'il n'eut jamais pour résultat un fœtus chez lequel un organe était retardé dans son accroiïssement, et As sous cette forme avec toutes les autres parties de l'organisation ayant parcouru le cours des développemens ordinaires.

J'avais mis des œufs en expérience, Une chaleur modérée, comme chacun sait, en détermine l'incubation : l’évaporation leur fait perdre un cinquième de leur poids (1); de l'air, qui pénètre dans leurs coquilles, y va tenir la place de ce qui s’est évaporé; plusieurs fluides impondérés, tels que la lumière, le calorique, etc., s’y répandent et y établissent un mode de circulation. Ce sont ces

er

(1) Je l'ai appris par une expérience directe. J'ai pesé six œufs

de poule au commencement et vers la fin de l’incubation : je.

donne leur poids en milligrammes, ces œufs étant désignés par

les six premières lettres de l’alphabet.

Pesée des six œufs  B D E — premiere. …....| 60812 58322155450|b6968 55440| 54694

— seconde. ......1852b 48137/49050|48470|41795|47452

Perte: ra)

pd Le

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