Polémiques philosophiques
c. Physique, Mécanique^ Médecine, Physiologie. 5** Philologie.
6^ Correspondances.
N. B. Les œuvres mathëmatiqueA forment une série à part et réservée dont s'oecupe en œ moment M. Gerliardt, professeur de raatliématiqaes.
Condltloiui de 1» seiifierlptloii.
Les souscripteurs recevront les deux premiers volume» des Œuvres de Leibniz, avec un plan de la publication, dans le courant de l'année 1860. lis recevront par la suite une Vie de ce philosophe, écrite d'après les nouveaux documents, des fac-similé de son écriture, et son portrait.
I^ prix de chaque volume est , pour les souscripteurs , de 6 francs 50 c*', au lieu de 7 fr. 50. 11 y aura vingt volumes in-^cta^o carré de cinq à six cents pages environ, accompagnés d'introductions, de notes, de tables et d'un index général.
Les souscriptions sont reçues par MM. Firmin Didot frères, flis etC*«, rue Jacob, 56, à Paris.
L'éditeur fait un appel aux gouvernements et aux particuliers qui possèdent des autographes de Leibniz, Il espère que les propriétaires de ces autographes voudront bien les lui communiquer ^ ou du moins lui en envoyer des copies conformes et soigneusement collationnées, pour être publiées avec lindicor lion de la source et le nom du propriétaire.
Les journaux ont été unanimes dans ^appréciation louangeuse qu'ils ont faite de l'ouvrage de M. Foucher de Careîl.
Nous citerons entre autres quelques passages extraits des journaux suivants.
On lit dans le Siècle dix 14 août 1859.
«Nous sommes heureux d*annoneer une publication qui fera date dans le monde de la haute littérature, de la scienée et de la philosophie, et dont les plus justes suffrages ont accueilli les prémices. Un homme, dont le monde savant déplore la perte, M. Alexandre de Humboldt, écrivait à l'auteur dans ime lettre datée de Berlin, et qui reste un précieux autographe : « L'Allemagne verra avec plaisir et l'Académie de Berlin croira de son devoir d'encourager une œuvre aussi utile aux sciences qu'agréable aux amis des lettres et de la philosophie. » Le secrétaire perpétuel de l'Académie française, M. Villemain, présentait, dans la séance du 28 juillet, le premier volume de l'œuvre saluée par Humboldt.
Sicut cwsortè vitai lampada trtuiunt.
Là , dans un rapport verbal , l'illustre académicien ^ sans empiéter sur le domaine de son collègue de l'Académie des sciences morales et politiques, M. Cousin, a judicieusement indiqué le caractère de cette publication enrichie des lettres inédites" de Leibniz, Bossuet et Pellisson, et rappelé « l'objet particulier d'intérêt que l'Académie et la littérature frai&çaise doivent trouver dans un recueil qui rend à la publicité tant de pièces inédites de deux de nos premiers écrivains, non moins précieuses pour l'histoire de la^langue et du goût que pour celle des opinions. » Ainsi présentée au monde savant et à la république des lettres, la publication de M. Foucher de Careil ne pouvait manquer de recueillir de nombreuses adhésions. A la tête de la liste de souscription se placent les noms des empereurs de France, de Russie, d'Autriche, des rois de Hanovre et de Prusse , du grand-duc de Weimar et de plusieurs ministres i parmi lesquels on remarque S. £. le ministre de l'instruction publique et des cultes. La nouvelle édition est dédiée à B. M. le roi de Hapovre, dont la bibliothèque royale garde ces trésors que M. de Fouohw a été admis, par «ne grâce spéciale à consulter. C'est aux presses de MM. Firmin DIdot qu'est di\ le premier volume que nous annonçons, en nous réservant éy revenir, quand le second aura paru.
Les Débats du samedi 19 novembre 1859 annoncent la nouvelle publication dai)8 un article dû à JVt. Saint-Marc Girardin, de TAcadémie française :
« M. le comte Foucher de Careil, déjà oonmi par ^àm travaux philoso-
phiqiies fort distingues , vient de commencer une belle et grande entreprise , une édition complète des œuvres de Leibniz. M, Foucher s'^ depuis longtemps déjà attaché à Leibniz, et c'est le signe d'un esprit d^élite que de s'attacher à un pareil génie. De tous les philosophes, Leibniz est celui qui a le mieux embrassé l'universalité des choses humaines. Ce qui le frappe le plus, c'est l'ordre et l'harmonie qui régnent dans eet ensemble des choses. Aussi cherche-t-fl à montrer partout l'unité. Son vaste esprit réunit et coordonne tout. P^ous ne sommes donc pas étonnés que Leibniz ait travaillé avec ardeur à établir l'imion entre les diverses communions chrétiennes et qu'il ait engagé sur ce sujet une correspondance avec Pellisson, avec Bossuet et avec quelques théologiens catholiques. Amener les communions chrétiennes à reconnaître leur unité, en dépit de leurs diversités, était une œuvre conforme au génie de Leibniz.
« Une partie de la correspondance entre Leibniz et Bossuet remplit le premier volume de l'édition qu'entreprend M. Foucher de Careil, et nous voyons dès ce premier volume quel est le plan et le mérite de cette édition. Ayant fait plusieurs voyages en Allemagne et ayant retrouvé une grande partie des papiers de Leibniz, M. Foucher s'est bien vite convaincu que l'édition que Dutens a donnée Tdes œuvres de Leibniz ne contenait que les trois quarts tout au plus des œuvres du grand philosophe. Les éditeurs de Bossuet n'ont donné non plus que vingt-cinq lettres de Leibniz et onze de Bossuet. M. Foucher de Careil en donne cent dix-sept.
« Il joint aux lettres de ces deux grands hommes celles de Pellisson et de madame de Brinon. Madame de Brinon fut la première supérieure de Saint-Cyr ; mais madame de Maintenon se dégoûta bientôt des grandes £açons et des prétentions de madame de Brinon. Reléguée dans l'abbaye de Maubuisson, elle y trouva pour supérieure une princesse de la maison de Hanovre qui s'était convertie au catholicisme. C'est par elle quelle entra en relation avec Leibniz qu'elle espérait convertir; elle servit d'intermédiaire entre lui, Pellisson et Bossuet. »
« Je n'ai voulu qu'annoncer au public lettré la publication de M. Fou. cher de Careil ; je me réserve de revenir sur la correspondance entre Bossuet et Leibniz et sur les projets d'union qui s'y débattent. Cette union n'a pas réussi, et ce n'est pas, je crois, la faute de Bossuet ou de Leibnitz. Ils voulaient plus que ne pouvait leur temps ; ils voulaient même , pour dire toute ma pensée, plus qu'il n'est possible dans l'ordre religieux. Les consciences religieuses ne se concilient pas par transactions, C4)mme font les intérêts humains. La pacification religieuse devait se faire par la séparation, chaque jour plus décidée, de l'ordre spirituel et de l'ordre temporel, et non par une association plus ou moins habile. J'ajoute , sai» vouloir pourtant entrer dans la discussion, que l'union était presque faitf sur la question du dogme et qu'elle se rompit sur la question de hiérarchie et d'autorité. Ce sera toujours là recueil , je le crains du moins.
« SaINT-MaBC GutABDIN. »
Paris. — Typographie de Finniii Didot frères , fils et C*, rue Jaoob, &6.
ŒUYRES COMPLÈTES