LA CIRCULATION MONETAIRE
Il y a une deuxième raison pour qu’il en soit ainsi.
iû Chez les peuples et les individus pauvres, l’ensemble
I des richesses est moins considérable^iue chez les nations et les individus riches ; par conséquent, il ne peut pas y avoir autant de signes représentatifs (de richesses), effets de commerce et billets de banque.
Si dans une certaine société, il y avait une confiance absolue entre tous les individus, si le crédit n’était que la confiance, la circulation métallique deviendrait inutile; l’or et l’argent n’auraient de valeur que comme matière première; mais ce n’est pas le cas et ce ne sera jamais le cas ; aussi la cir-
culation libre sera toujours mixte; elle comprendra en proportion variable la circulation métallique et la circulation fiduciaire suivant les nécessités de l’échange, suivant l’instinctde ceux qui font l’échange,
' suivant que le crédit est plus ou moins développé.
L’action inconsciente des hommes et des choses détermine cette proportion. Lorsque la proportion naturelle qui existe entre la circulation fiduciaire et la circulation monétaire, ou même lorsque la proportion entre la valeur de l’or et celle de l’argent est brusquement changée, il se produit une crise monétaire qui se confond souvent avec une crise générale.
Le papier-monnaie ou le cours forcé est un f emprunt public; il en sera parlé plus loin.