LE LIBRE-ÉCHANGE
tiers comme la nation la plus avancée dans la liberté du commerce, amis des droits énormes sur un certain nombre de marchandises, nombre très petit, il est vrai, mais suffisant pour entretenir le personnel de ses douanes et pour donner à son Trésor des reven us
sérieux.
La lutte est dans la nature de l’homme, et tous les moyens lui sont bons pour la soutenir. Les obstacles au commerce sont des moyens dont l’homme se sert dans sa lutte sur le terrain économique.
Une nation ne peut établir le libre-échange, si toutes les nations ne le font également ; il n est pas croyable que toutes les nations vont, d’un commun accord, supprimer les barrières commerciales.
Le progrès de la liberté du commerce doit être cherché dans la lutte à outrance, dans l’absorption des petites nations par les grandes, dans la diminution du nombre des pays autonomes.
Les Russes, en réunissant en un empire les peuples les plus divers et les contrées les plus éloignées, ont plus fait pour la liberté du commerce que tous les théoriciens du libre-échange réunis.