‹ Philosophie de l'économie politique [microform]Chapitre 56 sur 92 · EXPORTATIONS, IMPORTATIONS · texte numérisé non relu

EXPORTATIONS, IMPORTATIONS

fonds de richesse qu’on ne peut pas lui enlever, tandis que l’individu peut se trouver dénué de toutes

choses.

Donc le fonds d’exploitation d’une nation ne peut pas être comparé à la boutique d un commerçant qui fait sa caisse tous les soirs, qui établit sa

balance.

Le commerçant possède l’action discernante ; il jouit dans de certaines limites de la liberté d exploiter son fonds, de dépenser ses revenus ou de les placer; mais la nation n’est absolument pas libie d’agir, ni de produire, ni de vendre, ni d’acheter.

Il ne dépend pas d’une nation de réglei ses exportations et ses importations comme elle pourrait le vouloir, si elle avait la volonté. Elle exporte ce qu’elle ne consomme pas chez elle et ce que les autres nations désirent posséder; elle importe tout ce dont elle a besoin pour sa production et sa consommation. Voilà pour l’échange, en tant qu’il est instinctif. Quant aux conditions matérielles de l’échange entre nations, elles portent que rien ne peut être exporté sans provoquer également une importation, et réciproquement ; sinon il n’y aurait plus d’échange. L’échange consiste dans l’action de donner et dans l’action simultanée ou successive

de recevoir.

Il faut admettre, comme axiome, qu on ne trans-

porte une marchandise d'un lieu à un autre que pour en augmenter la valeur.

On exportera, on importera des métaux précieux si la valeur des métaux précieux est augmentée par le transport, c est-à-dire si la valeur des métaux précieux est plus grande au lieu de destination qu’au point de départ. On exportera et on importera dans -les mêmes conditions des titres, des actions, des effets de commerce, en un mot les signes représentatifs de la richesse. Dans ces deux cas, les métaux précieux et les signes représentatifs sont des marchandises et sont considérées comme telles. Ainsi, dans tous les cas, sans exception, l’exportation d’une marchandise appelle l’importation d’une autre marchandise, dont la valeur sera augmentée par le transport.

Il V a donc un double courant : l’un qui va d’une nation au reste du monde, l’autre qui vient de toute la terre vers la nation.

On commettrait une grave erreur si, dans loie

théorie de V échange international, on ne considérait que deux nations.

La France peut exporter des produits en Allemagne, qui en exportera d’autres en Amérique, qui

en exportera en Russie, qui en exportera en Angleterre, etc.

Ce sera aussi bien 1 Angleterre que la Russie, que

exportations, importations

l’Amérique, que TMlemagne, qui importeront en France des produits pour la valeur de ceux que la France a exportés en Allemagne Encore une lois,

le courant va d’une nation à l’etranger, au les

dumonde et, réciproquement, de l’étranger a a

nation. , , .

L’objet exporté augmente de valeur et généralement aussi de prix (eela dépend de la valeur des métaux précieux) à mesure qu’d s’éloigne de la nation ; l’objet importé augmente de valeur a mesuie qu’il s’approche de la nation.

^ r\n fait les évaluations des

Examinons comment on tait les evd u

importations et des exportations .

Douane.

B Etranger

France A

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