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L’objet exporté va de A. au point D ou il est évalué. Quelle valeur lui donne-t-on ? Celle qu i avait au point -A, qui est inférieure à celle qu il a
en D et qu’il aura au point B. .
L’objet importé vient de l’étranger jusqu ala meme
douane où il est également évalué, et comment ? On ne prend pas sa valeur au point B, mais ce e mi’il aura en D, même celle qu’il aura au point .A, c’est-à-dire une valeur de toute façon supérieure a celle qu’il avait au point de départ.
N’est-il pas forcé que les importations soient presque toujours supérieures aux exportations, les deux étant calculées de celte façon?
La différence entre les deux est une illusion provenant de I appréciation absolument arbitraire de la douane. Rien n’est plus variable, rien n’est plus difficile a établir que la valeur d’une chose. Aussi, les évaluations en douane n'ont aucune portée et ne méritentpas la moindre confiance.
La comparaison d’après la valeur (ad valorem) est
arbitraire ; la comparaison par quantité et qualité
(spécifique) serait plus exacte, mais elle est impossible.
Les chiffres donnés par la douane ne prouvent rjcn en ce qui concerne, à un moment donné, les 6xpoi tâtions Gt les iniportntions.
Mais, ces mêmes chiffres établis sur la même base (quoique erronnée), pendant toute une série d’exercices, permettent de se rendre compte du mouvement comparatif des marchandises d’une année à lautre.
Isolés, ils ne signifient rien ; arrangés en tableaux ils ont leur utilité.
Il y a quelques pays qui ont des exportations supérieures à leurs importations ; du moins ils le croient. 11 n’est pas difficile d’arriver à une balance du commerce favorable. La douane n’a qu'à hausser