EXPORTATIONS, IMPORTATIONS
la valeur des sorties et baisser la valeur des entrées.
Mais dans la grande généralité des cas, les exportations sont toujours dépassées par les importations. Nous venons de voir que c'est uniquement
une affaire d’évaluation.
Les gouvernements ont cru longtemps et croient encore qu’une nation qui veut s’enrichir doit avoir des exportations supérieures aux importations ; ils ont donc toujours fait en sorte que les évaluations des entrées soient supérieures aux évaluations des sorties ; par là, ils ont voulu stimuler l’activité de la nation ; ils y ont trouvé un prétexte pour établir des droits protecteurs, pour créer des droits d’entrée et des primes de sortie.
Ils croyaient que l’or et l’argent sont les richesses suprêmes, rincarnation finale de toute richesse que les nations doivent chercher à posséder, comme les individus ; ils s’imaginaient que les métaux précieux feraient l’appoint de toutes les importations qui
restaient en-dessous des exportations.
La vérité est que la valeur des importations est strictement égale à la valeur des exportations a un CERTAIN POINT DU PARCOURS fait par les deux.
Considérons de nouveau le schème donné plus haut. La ligne AB représente le parcours moyen des exportations de France à l’Étranger, et la
ri
deuxième ligne BA, le parcours moyen des importations de ^Étranger en France.
France A B Étranger
L’objet exporté qui va de A vers B augmente de valeur; l’objet importé qui va de B vers A augmente de valeur; donc, de deux choses l’une : ouïes deux objets avaient une valeur égale à leurs points de départ, ou la valeur de l’un, par exemple après le parcours AE devient égale k la valeur de l’autre, par exemple après le parcours BC.
Et l’échange se fera en faveur de la nation qui aura, du point G au point A, ou du point E au point B, le moins de frais pour entrer en possession de l’objet échangé.
D’une façon plus générale, on peut établir çiœ l'échange se fera en faveur de la nation la plus aclive, la mieux outillée^ la plus forte pour le traîisport des marchandises.
A propos de la valeur, nous avons démontré que
11a nation qui pouvait donner en échange le plus
grand nombre d’objets le plus travaillés avait l’avantage sur l’autre. Cette loi renferme donc l’autre, puisque travail signifie autant changement de lieu que changement de forme.