‹ Philosophie de l'économie politique [microform]Chapitre 74 sur 92 · UONSOMMA.TION DES ABSENTS, DES PAUVRES, DES · texte numérisé non relu

UONSOMMA.TION DES ABSENTS, DES PAUVRES, DES

VOLEURS ; l’absentéisme

L'absentéisme est la consommation systématique, non productive, sur une place, de valeurs produites sur une autre, valeurs obtenues autrement que par l’échange.

Il faut distinguer si ce produit est un objet fabriqué ou si c’est une matière première.

Si c’est un objet fabriqué, il aura exigé une certaine quantité de travail, lequel aura donné lieu à des salaires ; si cet objet est exporté sans qu’il y ait des valeurs en retour, il n'en résulte néanmoins qu’une perte minime pour le pays ; c’est celle qui provient de la diminution du capital natif qui est entré dans la fabrication et pour lequel les salaires peuvent constituer une compensation. •

Si, au contraire, les revenus consommés au dehors proviennent de l’exportation de matières premières,

de productions ordinaires et communes du sol, la perte est plus sérieuse et il se produit alors le fait appelé absentéisme.

L’absentéisme pèse donc exclusivement sur les localités, les contrées adonnées k l’agriculture ou vivant de l’exploitation des mines.

L’expérience prouve que, même par l’échange, une contrée minière ne s’est jamais enrichie en proportion des richesses souvent immenses qu’elle exporte.’

Parmi les contrées qui souffrent de l’absentéisme, on peut citer l’Irlande, les villages près des mines, des charbonnages, les contrées aurifères de l’Afrique, de l’Amérique, etc.

En revanche, qu’un capitaliste parisien établisse ivec des capitaux pris à Paris une industrie à ^aint-Denis, qu’il dépense ses dividendes à Paris, on ne peut pas dire que Saint-Denis souffre, dans ce cas, de l’absentéisme.

Les moyens de corriger, dans une certaine mesure, les effets de l’absentéisme se trouvent dans l’imposition des revenus, dans des taxes locales sur les .‘orties de matière première.

On pourrait nommer consommations gratuites telles des pauvres, des oisifs, des voleurs. Le pauférisme est la conséquence de la prospérité d’une contrée, d’un grand centre. Il est inconnu dans les

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contrées pauvres où il n’y a pas de grandes fortunes. La même cause qui produit la plus haute prospérité

chez l’un produit la plus profonde détresse chez l’autre.

Le milieu qui possède le plus de gens laborieux renferme le plus d’oisifs. Nulle part il n’y a autant de voleurs que là où il y a le plus de richesses et où la propriété est le mieux garantie.

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