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CHAPITRE LU

LA KELIOION, l’ÉTAT ÉCONOMIQUE, LA NATIONALITÉ

L ’iNTERNATIONA LE

Il est impossible de méconnaîire l’action réciproque

de h religion sur l’état économique et sur la nationalité.

Dais 1 islamisme, la religion se confond avec la nationalité ot 1 état ocononiicfUG.

L’mlamisme n’admet pas la propriété foncière

indiviJuelle; l’individu ne peut posséder qu’un droit de eu ture.

Le judaïsme comporte, encore de nos jours, un

état economique particulier. Le Juif n’est jamais

agricilteur, rarement il est propriétaire foncier. Son

instinct l’a toujours porté vers le commerce, vers Técha ige. ’

Le ( atliolicisme, à son début, constituait, comme les aulres religions, à la fois une doctrine religieuse, une c( rtaine nationalité et un état économique. En'

LA RELIGION, l’ÉTAT ECONOMIQUE 205 j

s’étendant, la religion catholique a complètement perdu son caractère politique et économique, et, de nos jours, les chrétiens se trouvent appartenir aux nationalités les plus différentes et avoir les états .

économiques les plus opposés. ;

Que faut-il, somme toute, pour former une nation? j

Il faut qu’il y ait un plus ou moins grand nombre f

d’individus, de, familles, ayant des instincts communs; I

la quantité des instincts n’y fait rien, pourvu qu’ils j

soient vivaces.

H ne faut pas nécessairement que tous ces individus habitent le même territoire. Les grands territoires diffèrent d’ailleurs dans leurs parties. La nationalité peut exister avec un territoire morcelé.

A lui seul, l'état économique forme un lien très solide entre les membres d'une de ces associations naturelles, appelées nation.

La question est donc celle- ci :

L'internationale, ou l'association universelle des travailleurs, qui est le résultat d’une situation économique semblable, peut-elle arriver à former une

véritable nation?

Oui, pourvu qu’elle se constitue en État, comme toutes les nations, qu’elle ait une direction, un gouvernement, des lois et un pouvoir exécutif.

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