LA DÉCADENCE
La décrépitude chez l’individu se termine par la
mort, par la disparition du centre dirigeant, par la
transformation en éléments indépendants l’un de
l’autre, par la décomposition des parties constituantes.
La décadence d’une nation finit de toute façon par la transformation. L’État meurt, mais la nation continue à subsister, morcelée, en ce sens qu’elle concourt à la formation de plusieurs autres nations ou qu’elle se fond entièrement dans une nation nouvelle et perd son caractère primitif.
Rien n est plus facile que de constater dans l’histoire le phénomène de la décadence chez des peuples qui n existent plus ni comme nation ni comme État, par exemple chez les Romains, ou qui n’existent plus comme État, par exemple chez les Polonais.
Autre chose est d’avancer que telle nation exis-