‹ Philosophie de l'histoire de l'humanité (volume 2)Chapitre 103 sur 132 · LIVRE VI. — CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — CHAPITRE

éloignés. Le nègre n'a fait aucune découverte pour TEuropéen, jamais il n'a rêvé ni le bonheur, ni même la conquête de l'Europe. — Des pays des belles races nous avons tiré notre religion, nos arts, notre science, tout l'ensemble de notre civilisation et de notre société, à quelque degré que nous les possédions. Dans cette contrée a été trouvé, imaginé et au moins reçu un commencement d'exécution tout ce qui pouvait embellir et orner l'humanité. L'histoire de la civilisation confirmera certainement cette assertion, et je pense que notre propre expérience le démontre. Européens du nord, nous serions encore barbares, si un souffle bienfaisant du sort ne nous avait apporté la fleur de l'esprit de ces contrées et si le croisement de ces peuples avec les tribus moins cultivées n'était venu ennoblir notre race.

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