DANS LES ANIMAUX
L'immortel Haller, avec une précision qui non seulement échappe à toute critique mais qui encore laisse espérer les plus heureuses applications à la physiologie de Tâme, même dans d'autres corps que celui de l'homme, a distingué les diverses forces qui agissent physiologiquement dans le corps animal, telles que l'élasticité des fibres, l'irritabilité des muscles et la sensibilité du système nerveux. Je n'ai pas l'intention d'examiner ici si ces trois phénomènes, tout différents qu'ils paraissent, ne dérivent pas d'un principe unique qui agirait de telle façon dans les fibres, de telle autre dans les muscles, de telle autre encore dans les nerfs. D'un autre côté, comme tout se lie dans la nature et que ces trois agents sont, dans les corps vivants, soumis à des combinaisons intimes et variées , c'est à peine si nous pouvons conserver de doute à cet égard ; l'élasticité et l'irritabilité, tout comme les fibres et les muscles, se servent de limite les uns aux autres. Comme les muscles ne sont qu'une structure de fibres entrelacées avec art, il est probable que
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l'irritalMàilë est tout simplement rélasti<vté portée à une très haute puissance et qui , âans cette combinaison organique des parties, parvient à s'élever de la sensation inanimée d'une fibre jusqu'au premier degré du sentiment animal. La sensibilité du ssfstème nerveux apparaîtrait donc comme la forme la plus élevée du même pouvoir, un résultat de tous ces pouvoirs orga- Biques ; car, la circulation du sang et tous les vaisseaux qui kri sont nécessaires, semblent être comme des racines ner- Teoses destinées à humecter le cerveau à l'aide de ce fluide si i& qui, considéré comme médium de perception, possède une supériorité si grande sur les fibres et les muscles.
Quoi qu'il en soit du reste, c*est l'éternelle sagesse qui a combiné ces forces avec les différentes parties organiques du corps animal et a voulu que le degré inférieur fut subordonné au degré plus élevé. La base fondamentale de tout notre organisme sont les fibres. Les vaisseaux lymphatiques et chylifères distillent des sucs pour toute la machine. En laissant de côté la foroe musculaire qui met en jeu les muscles et leur communiquent un mouvement qu'ils transmettent au dehors, le cœur est le premier agent qui excite le sang, ce fluide dans la composition duquel entrent plusieurs fluides et qui donne non seulement la chaleur au corps, mais la vie aux nerfs, après être monté jusqu'à la tète et avoir subi une nouvelle préparation. Les nerfs, comme une plante céleste, étendent leurs racines dans tous les sens. Mais qui nous apprendra comment se fait cette ramification et à quel degré de perfection elle parvient? de quelles parties ils se rapprochent le plus? le degré de sensibilité de tel ou tel muscle? les sucs que préparent les vaisseaux aifectés à cet usage? le degré de température de telle ou de telle partie? Sous quel sens tombe tel système et quel genre de vie et de structure détermine-t-il? Quelle est la forme d'organisation à laquelle il appartient? L'étude assidue de toutes ces