‹ Philosophie de l'histoire de l'humanité (volume 2)Chapitre 42 sur 132 · PHILOSOPHIE DE L*H1ST0IRE · texte numérisé non relu

PHILOSOPHIE DE L*H1ST0IRE

questions sur certains animaux, surtout sur ceux qui approchent le plus de l'homme, est seule capable de jeter du jour sur leurs caractères et leurs instincts, dans les rapports réciproques des espèces et principalement sur les causes de la supériorité de l'homme, car, à son défaut, je ne sais ce qui pourrait faire naître la lumière dans ces ténèbres. Heureusement que Camper , Wrisberg , Wolf , Sœmmering et tant d'autres habiles anatomistes appliquent ce mode intelligent de la comparaison physiologique aux pouvoirs des organes vitaux de grand nombre d'espèces. Pour que l'examen de la nature humaine, dans ses besoins et ses avantages, soit complet, je veux, conformément à mon plan, poser quelques propositions fondamentales, destinées à servir de préface aux réflexions postérieures sur les forces organiques et inhérentes de divers êtres et enfin sur l'homme lui-même.

1^ « Là où dans la nature existe un effet, il doit aussi exister une force agissante ; là où l'irritabilité se traduit par un effort ou par une contraction, il doit y avoir une excitation interne. »

Admettez la fausseté de ces observations et il n'y a plus de rapports dans nos observations, toute analogie cesse dans la nature.

2» « Nul ne peut déterminer d'une manière exacte les circonstances où une action apparente donnera la preuve de l'existence d'un pouvoir inhérent et celles où elle cessera de la donner. Nous prêtons aux animaux qui vivent avec nous, le sentiment et la pensée, parce que nous sommes en rapports journaliers avec eux; mais sommes-nous fondés à le refuser aux autres parce que nous les connaissons moins et que nous sommes trop portés à regarder leurs travaux comme trop parfaits pour émaner d'eux ; car notre ignorance ou notre manque d'art ne donnent pas la mesure absolue de toutes les idées en fait d'art, ni celle des sentiments de la création animée. »

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