‹ Philosophie de l'histoire de l'humanité (volume 2)Chapitre 50 sur 132 · LIVRE III. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE IV

et en branches. Puisque la nature lui a moins appris, la créature, susceptible d*instruc^ion, est forcée de plus apprendre, et, comme ses forces naturelles sont moins grandes, elle doit davantage les exercer. En revanche son développement progressif et le perfectionnement et la division de ses pouvoirs lui ont donné de nouveaux moyens d*action, des organes plus nombreux et plus parfaits pour distinguer ses sensations et en faire un choix plus heureux. Une composition plus étendue et plus parfaite est venue compenser la faiblesse de son instinct. Elle a été rendue susceptible d*un contentement intérieur plus pur, d'un usage plus libre et plus varié de ses forces et de ses membres ; et tout cela, j'ose le dire, parce que son âme organique est répartie entre ses organes avec plus de pureté et de variété. Passons maintenant à Texamen de quelques-unes de ces lois sages et admirables qui président au développement graduel de la créature et recherchons les moyens à l'aide desquels le Créateur l'a amenée à combiner plusieurs idées du sentiment et à faire un libre usage de plusieurs sens et de plusieurs membres.

PBILOSOPini M L*HI8T01BI, T. I.

Page 1