LIVRE V. — CHAPITRE V
pas se cacher dans le sein de la nature, lorsque 1^ sphère de leurs opérations est plus vaste et que les périodes qu elles parcourent embrassent plus d'un monde! Contente -toi donc d'espérer, fils de l'homme, et ne prophétise pas; Ja récompense est là devant toi, lutte pour l'obtenir. Rejette loin de toi tout ce qui n'a pas un caractère d'humanité; poursuis la vérité, la bonté et la beauté divine et tu atteindras ton but !
Ainsi, par ces analogies de créatures qui se transforment et passent d'un état à un autre, la nature nous indique le motif pour lequel elle a compris le sommeil de la mort dans son système : c'est une espèce de léthargie qui s'étend sur tout l'être pendant que les pouvoirs organiques tendent à une forme nouvelle. La créature elle-même, quelle que soit la force de la conscience dont elle est douée, n'est pas assez puissante pour prévoir leurs efforts ou pour les diriger : elle s'endort pour ne se réveiller que lorsque sa forme sera tout à fait complète. Ainsi la mort est le doux présent d'un tendre père; c'est le bienfaisant opium qui aide la nature à recueillir ses forces et à guérir le malade endormi.