‹ Philosophie de l'histoire de l'humanitéChapitre 198 sur 208 · LIVRE XX. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE XX. — CHAPITRE IV

superstition. Les sentiments humains se réveillent au sein du mysticisme ; les améliorations politiques se montrent sous le manteau usé d'ime législation surannée et contradictoire ; c'est de cette confusion générale que l'Europe, par sa propre puissance, sort renouvelée. A un sol dénué de profondeur et de fertilité, à des moyens et à des instruments imparfaits, à une atmosphère lourde et chargée d'orages, suppléent l'étendue de l'espace à cultiver, et la nature des plantes qui y sont déposées. Ce n'est pas Athènes, ce n'est pas Sparte, c'est l'Europe qui doit naître et qui doit devenir, non l'idéal d'im sage grec ou d'un artiste, mais un séjour ou l'humanité et la raison civilisent peu à peu l'univers entier. Cherchons donc quelles tentatives ont été faites ; quelles découvertes se préparent dans les ténèbres des temps pour mûrir dans Tavenir.

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