LIVRE XIV
leurs méditations, s'inspirèrent toujours au spectacle de ses ruines et développèrent leurs propres idées à la lueur de ses principes et de ses exemples. Nous avançons ainsi sur le sol ensanglanté du temple de la gloire romaine comme si nous pénétrions dans le sanctuaire môme de la science classique, heurtant à chaque pas quelque objet nouveau, quelque fragment mutilé qui nous rappelle quels souvenirs, quels trésors sonUenfouis sous les ruines éternelles de l'empire du monde qu'aucune main ne relèvera jamai s. Ces faisceaux consulaires sous lesquels ont gémi tant de nations innocentes, nous les considérons comme les rejetons d'une civilisation despotique que de tristes événements ont implantée chez nous. Mais avant d'aller plus avant dans l'histoire de celle qui asservit le monde, . présentons une offrande à l'humanité, et jetons au moins an regard de pitié sur un peuple voisin dont la civilisation précoce n'a pas peu contribué à la première éducation des Romains, sur un peuple qu'un voisinage trop rapproché devait faire sacrifier sans pitié.