‹ Philosophie de l'histoire de l'humanitéChapitre 77 sur 208 · LIVRE XVI. — CHAPITRE llï · texte numérisé non relu

LIVRE XVI. — CHAPITRE llï

<ie notre ancienne langue (1). Les chants de nos bardes sont perdus, et le vieux chêne de notre langue héroïquCft se parera bientôt plus que de jeunes rameaux.

Dès que les nations germaniques eurent embrassé le christianisme, qu'on les vit combattre pour lui, comme elles avaient combattu pour leurs rois et leurs chefs; et cette vraie foi de fépée s'exerça généreusement non-seulement contre les Allemands, les Thuringiens, les Bavarois, les Saxons, les malheureux Slaves, les Prussiens, les Courlandais, les Livoniens et les Esthoniens, mais aussi contre leurs propres tribus. D'ailleurs leur gloire la plus véritable fut de se dresser, devant les ûgruptions des derniers barbares, comme des muraillS vivantes contre les/juelles se brisa la fureur aveugle des Huns, des Hongrois, des Mogols et des Turcs. Non-seulement ce sont eux qui en grande partie ont conquis l'Europe, l'ont peuplée et lui ont donné leur empreinte, mais aussi qui l'ont défendue et protégée ; sans eux, jamais elle ne serait ce qu'elle est devëhue. Le rang qu'ils occapaient parmi les autres peuples, leur confédération militaire, leur caractère national, voilà quelles furent les bases de la cul^ ture, de la liberté et de la sûreté de l'Europe. Maintenant leur situation politique n'a-t-elle pas été ime des causes dû ralentissement des progrès des temps qui suivirent? C'est ce qu'un témoin impsi^tial, l'histoire, doit nous' apparendre. % •» ^

iS) A ps^ qu^qdefl fragments dkpersès ^ et^là, tout ce que nous possédons {n &' genre r-^ et c*est fort peji de ckose — a été^recueilli par Schiller, dans son Thésaurus. ^ *' * ^

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