‹ Philosophie de l'histoire de l'humanitéChapitre 80 sur 208 · LIVRE XVï. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE XVï. — CHAPITRE IV

tilution militaire de quelque durée, d'autant plus qu'il ne manquait ni de courage ni de bravoure ; puis encore sa malheureuse situation : voisin, d'im côté, des Germains; de l'autre, exposé sans défense aux attaques des Tartares de l'Est et des Mongols qui lui firent endurer tant de souffrances. Mais la roue des temps tourne sans s'arrêter; bientôt viendra le moment ou la législation et la politique de l'Europe, au lieu de développer l'esprit militaire, ne tendront qu'à exciter la paisible industrie des hommes et à multiplier les relations amicales des peuples. Comme les contrées qu'habitent ceux dont nous parlons ici sont en grande partie les plus belles de l'Europe, si l'agriculture et l'industrie venaient partout leur rendre la vie, alors, nations déchues, jadis nations heureuses et florissantes, alors vous secoueriez le long et lourd sommeil de l'esclavage ; libres de vos chaînes, vous jouiriez enfin de votre belle patrie, depuis l'Adriatique jusqu'aux monts Carpathes, depuis le Don jusqu'à la Baltique, et il vous serait permis d'y célébrer de nouveau les antiques fêtes du commerce et de l'industrie.

Maintenant que nous possédons déjà de si importants • travaux sur l'histoire de ces peuples, il est à espérer que de nouvelles recherches combleront les vides qu'ils ont laissés (1). Si l'on parvient à réunir les restes épars de. leurs traditions, de leurs coutumes, de leurs chants nationaux, peut-être aurons-nous im jour une histoire complète de cette race, histoire qui manque encore au tableau de l'humanité.

(1) Voir Frisch, Popowltsch, Mueller, Jordan, Stritter, Gerkçn, Mofehsen, Anson, Dobner, Taube, Fortis, Sulzer, Rossignoli, Dobrowki, Yoigt, Pelzel, etc.

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