LIVRE XVII. — CHAPITRE I
contrées entières, et comment l'attente de la fin du monde précipita TEurope contre rAsie. Loin de nous l'intention de refuser au véritable enthousiasme du christianisme l'éloge qu'il mérite; lorsqu'il fut appliqué au bien, il fit en moins de temps plus de choses que n'en firent jamais là froideur et rindifiérence des philosophes. Les feuilles des illusions tombent, mais le fruit reste. La flamme des temps consume l'herbe et l'ivraie; elle raffine For pur. Autant j'étais remplis de tristesse en dépeignant ces honteux abus des meilleures choses, autant j'éprouve de joie à étudier la propagation du christianisme dans différentes parties du monde ; car de môme que le remède peut devenir im poison, le poison peut devenir un remède, et ce qui est pur et bon dans son principe doit finir par triompher.