‹ Philosophie de l'inconscientChapitre 15 sur 122 · XX INTRODUCTION DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION DU TRADUCTEUR

comme l'Un-Tout, comme l'individu suprême ou comme Tàme universelle, dont la multiplicité des individus et des caractères sort par des lois déterminées. L'Un-Tout est souverainement sage, et le monde parfaitement bon. Et pourtant cet optimisme ne prouve qu'une chose, c'est que le monde est le meilleur des mondes possibles, mais n'enlève rien à cette autre certitude que la vie est souverainement mauvaise. L'auteur, pour le démontrer, nous étale complaisamment et détruit sans pitié l'illusion de l'homme, sous les trois formes qu'elle revêt successivemeritT^ l'espoir d'une félicité présente, celui d'une félicité future pour l'individu, celui enfin du progrès et du bonheur de l'espèce. Si la fin du monde n'est pas le bonheur, la conscience ne peut avoir d'autre objet que d'émanciper par la science la volonté de l'amour de la vie, et de la ramener au néant. Le chapitre, qui s'intitule « les derniers principes » , contient l'examen des attributs opposés de l'Un- Tout. L'auteur s'efforce de les saisir et de les définir dans leur essence mystérieuse avant la création, de les réunir dans l'unité d'une commune substance, et de rattacher les éléments de sa théologie à leurs antécédents historiques. Notre dessein dans cette rapide revue était de faire connaître le plan, la riche diversité des sujets traités par l'auteur, et de ressaisir le lien plus ou moins apparent des divers chapitres. On n'attend pas de nous que nous soumettions chacun de ces points à une analyse, à un examen approfondis. Nous nous attacherons plutôt à dé$îager de ce livre les idées intéressantes pour les lecteurs français qu'il nous parait contenir. Nous nous bornerons à nous demander ce que cette philosophie de l'Inconscient nous apprend de nouveau sur la matière, sur la vie, sur l'homme, sur le principe et la fin des choses.

La matière n'est plus celte masse inerte, immobile, que

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