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Mais, an même temps que la vie de$ astras me force à travariser ces vicisëitudes nécessaires à mon éducation , les astres m enseignent aussi la loi de ces vicissitudes, leur progrès et leur terme. ïl ne £aut donc pas suivre seulement le livre de la na-^ ture dans ^es impressions nécessaires , il faut en* core le lir^ avec science let raison, ppur en suivre avec liberté le» préceptes.
Mais ici, je l'avoue^ je n'avance qu'avec crainte. Qui me suivra dans cette lecture ? Qui me croira ? On ne sait pas comprendre, et l'on ne veut ptas croire. Qu'alle^^ous chercher dans lès astres ? me dira<*t^on. Et quel rapport le ciel physique a^t^il avec no^ âmes ?
Par cette question on peut éteindre la sainte eu-» rîosité, et la respectueuse intelligence du livre de Dieu. Cependant ni la divine Écriture inspirée, ni le génie, ne nous tiennent ce langage. Le prophète, en parlant des célestes occupations de l'ame » ^'é* crie : « Seigneur, je contemplerai votre ciel : le a soleil, les étoiles que vous avez créées. » Il dit ailleurs : « Les étoiles sont en votre présence, Sei- « gneur, et tressaillent de joie en brillant devant
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ff vous. » Ailkurs : « Vous avez placé, ô Dieu, voira « tabernacle dan$ le soleil 1 » AiUeui^ encore ; « Jj^ a deux parlent de votre gloire et la racontent. 9
Mais en outre, depuis que Dieu a suscité, dans ces derniers siècles, un contemplateur de son œuvre, ILépler, et créé dans Tesprit humain la science du ciel visible ; d^uis que les formes ^t les lois de ce ciel ont été démontrées à l'homme, et qui^ la science et la raison y ont découvert des beautési de§ grandeurs que nos sens ne soupçonnaient pas; depuis ce temps, comment ne jvoit-on pas que ce spectacle merveilleux doit s'emparer de Tesprit hu« main, et se méier de plus en plus à sa poésie, k M sci^ence, et à ioutes ses contemplations ?
Se peut-il que l'astronomie continue, comme on s'en plaint , « à s'isoler dans la mécanique et la « géométrie, et à ne nous montrer que des pierres ce en mouvement, pendant que la science de rame, c( s'isolan t à son tour, dans une spiritualité abstraite, « parle de l'étendue avec la même indifférence que <c si l'univers était vide * . » N'est-il pas temps que la grande science du ciel visible se lie enfin à la science de Dieu, k celle de Tàme, à la science du ciel des idées ? Pour nous, depuis de longues an-
* Jean Reynaud. Ciet et Terre.
nées, nous le croyons, et souvent nous nous efforçons d'atteindre à quelques points utiles de cette science comparée.
Dans la méditation religieuse, les maîtres de la vie intérieure conseillent de commencer par « construire le UeUy » c'est le terme. Par exemple, disentils, représentez-vous Bethléemi, ou Jérusalem, ou la montagne des Oliviers ou le Calvaire ; voyez vivre et mourir Jésus, afin d'apprendre à vivre, à mourir avec lui. Eh bien , en coûtera-t-il davantage à la pensée de se représenter le Calvaire et la croix sur le globe, sur le globe couvert d'hommes couchés dans les ténèbres et l'ombi^ de la mort, sur le globe voguant dans la nuit du ciel, sous les étoiles, comme un navire en marche I
C'est là, nous l'avouons, le lieu habituel de notre méditation. Et que nous montre ce spectacle ? Essayons de le dire.