‹ Philosophie de la natureChapitre 17 sur 30 · UNITÉ DE COMPOSITION DD RÉGNB VÉGÉTAL · texte numérisé non relu

UNITÉ DE COMPOSITION DD RÉGNB VÉGÉTAL

Le génie de Goethe est arrivé d’un saut dans ses études, sur les plantes, à la découverte de l’unité de composition des parties qui les constituent. Goethe dis-je, appuyé sur le fait, que les pétales d’une fleur ne sont que la métamorphose de la feuille, ou un certain état de la fouillé, qu’une feuille peut devenir pétale d’une fleur et réciproquement, qu’une fraise par exemple n’est que la transformation de la tige du fraisier etc., a découvert la grande loi de l'unité d’élément ou de type pour le règne végétal, à savoir: que toutes les variétés dans les espèces, daus les genres et les familles des plantes avec toutes les nuances imaginables tant entre les individus qu’entre les parties qui les constituent ne sont que la transformation, que l’atro-

phie le rudiment ou le développement, ou la métamorphose d’un élément type commun. L’unité de type existe par conséquent aussi bien pour le règne végétal, que pour le règne animal.

UNITÉ DE COMPOSITION DU KÉONE MINERAL OU DE U M ATlESE SIMPLE DITE INORGANIQUE.

Si la chimie n’est pas encore arrivée à la découverte de l’unité décomposition de la matière simple, c’est-à-dire à reconnaître l’unité de type dans la diversité des formes des corps bruts, elle y sera fatalement entraînée; comme nous en avons donné le premier l’idée en parlant de l’atome pesant ou ce qui revient au môme du noyau élémentaire, ou de type de la matière simple, de la différence des corps élémentaires entre eux et les composés chimiques consistant à notre avis, en un arrangement particulier des atomes dans un corps donné et dans la métamorphose de ces mômes atomes. Car si un arrangement sui generis des principes élémentaires ou d’atomes métamorphosés constitue le cerveau par exemple, ou organe de la pensée, si une certaine manière d’ôtre de la matière impondérable, dite éther , fait, qu’une fois nous voyons la force simple se manifester avec le phénomène connu sous le nom de lumière, et une autre avec le phénomène que nous appelons chaleur, ou électricité, pourquoi un arrangement particulier, ou une certaine manière d’être des mêmes élé-

mcnts métamorphosés, ne serait pa la cause des propriétés si diverses tant physiques que chimiques des corps simples, et ne suffirait pas pour nous expliquer la différence entre l’or pas exemple et le diamant, entre le lactatc de fer et le nitrate d’argent ou le sulfate de chaux etc.?

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