‹ Philosophie de la procédure civileChapitre 55 sur 148 · DE LA GRATUITÉ ABSOLUE DE LA JUSTICE · texte numérisé non relu

DE LA GRATUITÉ ABSOLUE DE LA JUSTICE

Peut-être trouvera-t-on qu’en insistant pour l'abolition de la vénalité des charges et la suppression des offices , nous proposons un moyen de réforme trop radical. Nous ne nous sommes pas dissimulé tout ce qu’une pareille mesurq aurait de grave dans l’état actuel des choses, et quelle résistance elle trouverait dans des intérêts nombreux. Aussi dans le cours de cet écrit aurons-nous soin d’indiquer les demi-mesures qu’on devrait prendre si l’on consentait l’organisation actuelle des officiers ministériels. Mais si quelques-uns nous trouvent trop hardi , il en est d’auti'es qui nous regai-deront comme bien timide; car une opinion plus radicale encore a trouvé d’éminents défenseurs, je veux parler de la gratuite absolue de la justice. La gratuité absolue , que nous repousserons malgré sa vérité philosophique , parce qu’elle est impraticable ^ dans l'état actuel de la société , suppose d’ailleui’s cette suppression des offices vénaux h laipielle nous nous rattachons sans cesse comme au point de départ de toute amélioration sérieuse.

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