‹ Philosophie de LockeChapitre 2 sur 56 · II AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS

atteint loul ce qui était libéral en France*. M. Royer-Collard avait quitté la présidence du conseil de l'instruction publique, et on l'avait chassé du conseil d'État. On avait suspendu mon cours et celui de M. Guizot. Mes liaisons avec M. de Santa-Rosa*, le noble chef de la révolution piémontaise de 1821, m'avaient rendu suspect à la triste police de M. Franchet, et ^^m' avait dénoncé à celle de l'Allemagne pendjmVvoyage que je fis alors au delà du 'Rhin. Accusé de je ne sais plus quelles extravagances, arrêté à Dresde, jeté en prison à Berlin, tenu au secret le plus rigoureux pendant plus de six mois, ma conduite en cette <;irconstance, les premières rudesses, puis la loyauté du gouvernement prussien qui s'était plu à reconnaître qu'on l'avait trompé, ses offres généreuses, celles du roi des Pays-Bas, mon refus de me séparer de mon pays dans la douloureuse épreuve qu'il traversait, tout cela m'avait composé: une renommée bien au-dessus de mon mérite; en sorte qu'après les élections de 1827, qui renversèrent le ministère de M. de Villèle et portèrent M. Royer-Collard, l'élu de sept collèges, à la présidence de la Chambre des députés, la nouvelle

1. Voy. nos leçons de 1820, Philosophie de Kànt, Avant-propos,

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